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Un banquier en studio 22/10


Beaudouin Prot, directeur général de BNP-Paribas, était l’invité de RTL, ce matin, à 7h50.

Notre rendez-vous s’est conclu, hier, d’une drôle de manière. La surprise a été assez grande, lundi, à l’annonce de l’opération de recapitalisation des banques. On a vu, de manière surprenante, presqu’à la sauvette, les principaux banquiers quitter Bercy sans un mot d’explication alors même que l’Etat venait de leur prêter 10,5 milliards d’euros.

Dès hier matin, je suis entré en contact avec l’entourage de Beaudouin Prot. Voilà déjà des mois que je pratique des travaux d’approche avec le monde bancaire en général, BNP-Paribas en particulier. Si la prise de parole publique fait partie de l’ordinaire du travail d’un responsable politique, il n’en va pas de même pour un dirigeant d’entreprise. La parole est plus rare, sans doute parce que fondamentalement moins nécessaire pour quelqu’un qui ne représente qu’une entreprise, contrairement au responsable politique dont la fonction tend à l’universalité.

Enfin bref, hier matin j’explique à mes interlocuteurs qu’après l’annonce de cette recapitalisation, des explications sont sans doute indispensables. La valse des milliards à laquelle nous assistons pourrait finir par indisposer fortement l’opinion publique, ce dont pâtiraient au bout du compte les banquiers qui en bénéficient. Après tout, entend-on souvent, on trouve de l’argent pour les financiers alors que ceux qui s’occupent de soulager les détresses et la misère sont souvent abandonnés à leur tâche par les pouvoirs publics.

Au départ, l’accueil est frais. Parler? Expliquer? Vraiment, vous croyez? Ce manque d’enthousiasme me conduit donc à explorer d’autres pistes pour ce mercredi matin. Et puis, de manière tout à fait inattendue, voilà qu’à 18h30 hier soir, l’entourage de Beaudouin Prot me demande si la proposition demeure valable, si le créneau est toujours libre pour intervenir sur RTL le lendemain matin. C’est l’aspect le plus délicat de mon travail. Le créneau n’est pas libre, mais il faut le libérer parce que les propos d’un des principaux banquiers français se situent tout en haut de la hiérarchie d’une actualité plongée dans la crise.

Les propos de Beaudouin Prot étaient-ils convaincants? Il a expliqué que les banques avaient accepté l’argent de l’Etat parce que, malgré les annonces et les initiatives, les mécanismes de prêts sur les marchés financiers demeurent grippés. Mauvais signe. Il a dit aussi que cet apport de 10,5 milliards d’euros, devrait régler les problèmes au moins jusqu’au printemps prochain. Information intéressante car si d’autres recapitalisations interviennent dans l’hiver, cela voudra dire que la crise financière, c’est à dire le manque de confiance des opérateurs, continue de perturber la marche de l’économie?

Ainsi appuyées, les banques françaises seront-elles en situation d’accueillir favorablement les demandes de prêts des particuliers et des entreprises? En clair, l’économie réelle continuera-t-elle, fût-ce sur un rythme plus lent, à tourner comme elle le doit? Le DG de BNP-Paribas a assuré que oui, ce qui demande à être vérifié dans la quotidienneté de la vie.

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