2 min de lecture Anne Hidalgo

Anne Hidalgo : "La loi Macron sur le travail du dimanche n'a pas changé grand-chose"

LE GRAND JURY - La maire de Paris ne croit pas à la méthode Macron concernant le travail dominical. Elle plaide pour une réforme de la décentralisation afin d'associer davantage les territoires aux décisions politiques.

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Anne Hidalgo sur le travail du dimanche, "un sujet du XXe siècle". Crédit Image : RTL / Romain Boé / SIPA PRESS | Crédit Média : Le Grand Jury | Durée : | Date : La page de l'émission
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier
Journaliste RTL

À plusieurs reprises, Anne Hidalgo avait dénoncé la généralisation du travail dominical et la création des zones touristiques internationales (ZTI) dans lesquelles la loi Macron pouvait s’appliquer. En octobre 2015, au micro de RTL, l’ancienne protégée de Bertrand Delanoë s'était attaquée aux conditions de mise en place du travail dominical, en taclant au passage l'attitude d'Emmanuel Macron : "Ce qui ne me plait pas dans ce qui a été fait, c'est que les décisions comme les zones touristiques internationales soient une décision ministérielle, que les acteurs locaux, la maire que je suis, n'aient pas leur mot à dire."

Invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, la maire de Paris a réitéré sa position tout en répétant que le débat sur le travail du dimanche est un "débat du XXe siècle". "On est une grande ville, une ville monde. Il faut que sur certains plans nous répondions à des standards internationaux. En même temps, nous ne devons pas complètement perdre notre âme. Il y a plus de 115.000 personnes qui travaillent dans le commerce de proximité. Ce que me disent un certain nombre de représentants de la Chambre des métiers, c'est que l'extension des zones touristiques internationales est en train de faire flamber les prix des commerces, qu'il y a une pression très forte sur un certain nombre de petits commerçants pour qu'ils cèdent leurs locaux commerciaux." 

La métode de la loi Macron n'est pas la bonne. Il faut plus impliquer les maires

Anne Hidalgo, maire de Paris
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Pour Anne Hidalgo, l'État ne fait pas assez confiance aux territoires. "J'avais fait une proposition que beaucoup de chefs d'entreprise soutenaient. Elle consistait à mettre le maire de la commune, donc de Paris, au cœur du dispositif parce qu'il y aura des régulations à trouver. Vous aurez plus de facilité à aller vers un objectif de création d'emplois que si vous mettez le maire à l'écart. Ils ont fait un autre choix et je constate que la mise en oeuvre de cette loi est peu difficile. Elle n'a pas changé grand-chose. Il faut qu'il y ait un dialogue territorial avec le petit commerce, le maire, les services municipaux, et de la régulation".

Et l'échec des négociations de la Fnac avec les syndicats majoritaires lui donnerait raison."La méthode n'est pas la bonne. Il faut beaucoup plus impliquer les maires. On est un pays trop jacobin, trop centralisé qui ne fait pas confiance aux territoires. Vous ne croyez pas quand même que le maire de Lyon, de Bordeaux, de Lille, de Toulouse et d'ailleurs, nous ne pourrions pas être engagés avec le gouvernement. Il faut que les territoires soient une des solutions. Et dans les solutions du XXIe siècle, il faut une grande réforme structurelle, celle de la décentralisation".

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