3 min de lecture Nicolas Sarkozy

Alba Ventura : "Nicolas Sarkozy va devoir composer"

REPLAY/ÉDITO - Nicolas Sarkozy a été élu à la tête de l'UMP avec 64,5% des voix. Un bon score mais moins large qu'espéré.

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L'édito politique d'Alba Ventura : "Nicolas Sarkozy va devoir composer", le 1er décembre 2014 Crédit Image : Alba Ventura | Crédit Média : Alba Ventura / RTL / RTL.fr | Date :
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Alba Ventura Journaliste RTL

J'entends beaucoup dire, que oui, ce n'est pas 85%, Nicolas Sarkozy n'a pas cassé la baraque, ce n'est pas le score rêvé. C'est vrai mais 65%, c'est une victoire qui ne souffre aucune contestation. C'est comme le saut à la perche, vous pouvez passer la barre ric-rac ou haut la main. Nicolas Sarkozy l'a passée, sans faire trembler la barre et largement au dessus.

Alors bien sûr ce n'est pas la même victoire qu'il y a 10 ans mais ce n'est pas le même contexte non plus. Il y a 10 ans c'était la conquête, là c'est le retour. Il y a 10 ans, il n'y avait pas eu un quinquennat, ni une défaite à la présidentielle. Et puis il était tout seul il y a 10 ans, ça semblait un jeu d'enfants. Depuis les enfants ont grandi.

Une victoire qui crée des obligations parce qu'il va falloir que Nicolas Sarkozy ramène les 35% qui n'ont pas voté pour lui

Alba Ventura
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Donc ce n'est pas un plébiscite mais c'est quand même une élection dans un fauteuil. Une victoire, je disais, qui ne souffre aucune contestation. En revanche, une victoire qui crée des obligations parce qu'il va falloir que Nicolas Sarkozy ramène les 35% qui n'ont pas voté pour lui.

Nicolas Sarkozy a beaucoup parlé de rassemblement dans ses meetings. Il l'a promis, juré, craché et ce dimanche soir encore il parlait de "l’intérêt général", "nous n'avons pas le droit de nous diviser", "je n'ai pas l'intention de conduire seul le parti", "ce n'est pas 'mon' parti".

Quand vous avez des grand fauves qui montrent leur crocs, autant les enfermer dans la même cage pour qu'ils se mangent entre eux.

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Mais on le connait Nicolas Sarkozy, c'est un leader. C'est le chef et le collectif ce n'est pas son fort. D'ailleurs j'ai ri ce dimanche soir lorsque j'ai entendu cette idée de créer un comité des anciens premiers ministres. Quand vous avez des grand fauves qui montrent leur crocs, autant les enfermer dans la même cage pour qu'ils se mangent entre eux. Gadget très amusant je dois dire, mais qui ne trompe personne. La proposition a aussitôt été rejetée par les amis d'Alain Juppé

Enfin bon vous avez compris que Nicolas Sarkozy va devoir travailler l'art du compromis. Alors on sera vite fixé car il reçoit dès aujourd'hui au siège de l'UMP. À commencer par Bruno Le Maire, celui qui s'est fait une place au soleil pendant cette campagne, qui frôle les 30%, un bon niveau pour négocier des choses.

Il va falloir composer avec Bruno Le Maire, mais aussi avec Alain Juppé, et François Fillon et Xavier Bertrand

Alba Ventura
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Donc, il va falloir composer avec lui, mais aussi avec Alain Juppé, et François Fillon et Xavier Bertrand. Bref avec des personnalités qui ont beaucoup d'ambition. Et notamment des ambitions présidentielles.

C'est effectivement la liste non exhaustive de ceux qui veulent se présenter à la primaire. On peut y ajouter Nathalie Koscuisko Morizet et peut-être un candidat de l'UDI.

La primaire, une autre paire de manche

En tout cas à partir d'aujourd'hui, c'est le coup d'envoi de la campagne pour la primaire et ça va être une autre paire de manche. Parce que, même si Nicolas Sarkozy dit qu'il y aura une primaire, les ténors de l'UMP sentent bien que Nicolas Sarkozy s'en passerait volontiers : ce dimanche soir ce qui l’intéressait c’était remettre le parti en ordre, enfin sous ses ordres. C'était changer le nom du parti. La primaire, ça semblait secondaire.

Nicolas Sarkozy a l'air de concéder l'idée de cette primaire, mais tous ses adversaires pensent qu'il va tout faire pour la saborder, et c'est là que l'UMP court le plus grand danger.

Autrement dit, officiellement les crocs de bouchers sont rangés mais ce qui s'annonce c'est bien une bataille au couteau.

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