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Alba Ventura : "L'UMP dit 'non' à une éventuelle cohabitation"

CHRONIQUE - Le principal parti d'opposition cherche à éviter le piège d'une cohabitation. C'est un peu le monde à l'envers, explique Alba Ventura.

Alba Ventura : "L'UMP dit 'non' à une éventuelle cohabitation"
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Alba Ventura : "L'UMP dit 'non' à une éventuelle cohabitation"
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L'invité de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura

Après la nomination d'Emmanuel Macron au ministère de l'Économie et le discours de Manuel Valls devant le patronat, la droite paraît embarrassée. À tel point que l'on entend dire à l'UMP : "La cohabitation, c'est non".

La droite embarrassée

Cela dit l'extrême désarroi de la droite. L'arrivée du très libéral Emmanuel Macron à Bercy a laissé certains sans voix. Les tweets envoyés par les membres du principal parti d'opposition n'avaient rien d'agressif. Après l'intervention du Premier ministre devant le Medef, les patrons ont applaudi comme jamais ils avaient applaudi un homme de gauche.

Alain Juppé a d'ailleurs souhaité "bonne chance" au locataire de Matignon. Le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca a envoyé ce message : "Valls sera le meilleur candidat aux primaires de l'UMP en 2016. Les autres ne peuvent être que dans la surenchère". C'est tout juste si le chef du gouvernement n'a pas annoncé le retour aux 39 heures.

Gouverner avec Hollande, c'est "non"

C'est quand mêle inouï, quand vous êtes dans l'opposition, de refuser de gouverner. C'est pourtant ce qu'a dit François Fillon : "Le retour au peuple, oui ; la cohabitation, non".

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On a bien compris que le souhait de certains à l'UMP, en cas de dissolution, c'est la démission de François Hollande. Pas question de gouverner avec le président actuel.

Si à l'UMP on n'est pas "très chaud", c'est d'abord parce que l'on n'a pas de très bons souvenirs des cohabitations passées. La droite s'est fait piéger deux fois par la cohabitation. Souvenez-vous en 1986 : la droite gagne, mais François Mitterrand revient au pouvoir deux ans plus tard.

Voir l'UMP dire qu'elle ne veut pas aller gouverner, c'est reconnaître qu'elle n'a rien à proposer pour l'instant. Elle est dans la posture quand elle appelle François Hollande à la démission.

L'UMP reste fragile

L'UMP est donc condamnée à attendre la prochaine présidentielle. D'ici là, il va y avoir une échéance importante, fin septembre. La droite peut reprendre le Sénat. C'est par cette élection que l'UMP peut, peu à peu, se refaire une santé. Pour l'heure, elle n'est pas prête. Elle est très fragile.

Elle n'a pas de leader, elle n'a pas de projets alternatifs, elle doit faire face aux affaires Elle n'a pas réglé la défaite de Nicolas Sarkozy.

S'il n'y avait pas eu ce changement de gouvernement, nous n'aurions vu que le spectacle d'une droite éclatée, éparpillée façon puzzle.

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