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Alain Juppé : "Notre principal adversaire est désormais le Front national"

Invité du 20h de "France 2", l'ancien président et fondateur de l'UMP a justifié son choix d'appeler à faire barrage au Front national au deuxième tour de la législative partielle dans le Doubs.

Alain Juppé, maire de Bordeaux, le 19 mars 2014 (archives)
Alain Juppé, maire de Bordeaux, le 19 mars 2014 (archives)
Crédit : AFP / NICOLAS TUCAT
Benjamin Hue
Benjamin Hue

Malgré les divisions, il "ne croit pas du tout à l'explosion de l'UMP". Invité du 20h de France 2, l'ancien président et fondateur de l'UMP Alain Juppé a de nouveau exprimé son intention de faire barrage au Front national au deuxième tour de la législative partielle dans le Doubs dimanche. "Désormais, notre principal adversaire est le FN", a affirmé le maire de Bordeaux. 

"Il est en train de devenir le premier parti de France et l'hypothèse de son accession aux responsabilités n'est pas complètement farfelue", a-t-il continué, rappelant qu'une telle éventualité constituerait une catastrophe sur tous les plans pour la France, comme il l'avait déjà affirmé dans un message publié sur son blog lundi soir.

Pas question d'une alliance avec le PS

Alain Juppé a en revanche assuré que sa position ne constituait pas un appel au front républicain. "Le front républicain est une alliance avec le PS. Or, nous combattons leur politique depuis deux ans", a-t-il précisé, ajoutant que la connivence supposée entre l'UMP et le PS dénoncée par le FN n'avait "pas de sens". "Je ne suis pas socialiste, je suis un homme de droite ouvert au centre", s'est-il défendu, critiquant au passage "l'extrême-gauche-droite", en référence au FN "aujourd'hui allié avec l'extrême-gauche grecque".

Interrogé sur son changement de position alors qu'il appelait à voter blanc en 2013 en cas de duel FN/PS, l'ex-Premier ministre a expliqué que "le monde a changé depuis 2013 et la force du FN a changé", se disant "sidéré qu'on nous oppose toujours des déclarations". "Il faut ouvrir les yeux des Français qui se laissent séduire par ce parti", a-t-il estimé, affirmant qu'il allait "tout faire pour éviter [la] configuration" d'un duel FN-PS au second tour de l'élection présidentielle en 2017. 

Nicolas Sarkozy ménagé

À écouter aussi

Devant les députés mardi midi, Nicolas Sarkozy avait critiqué la prise de position d'Alain Juppé, qui aurait "dû attendre et non diviser", selon lui. "J'aurais dû attendre ? La numéro 2 Nathalie Kosciusko-Morizetn le numéro 3 Laurent Wauquiez, et le numéro 4 Luc Chatel se sont bien exprimés lundi", a répondu le maire de Bordeaux.

Alors que le bureau politique de l'UMP n'avait pas encore rendu publique sa décision, l'édile bordelais a également tenu à saluer "les efforts de Nicolas Sarkozy au bureau politique pour trouver une solution de synthèse", notamment à travers "une alliance entre la droite et le centre."Quelques secondes après la fin de son interview, l'UMP a finalement annoncé dans un communiqué que le parti appelait ses électeurs à s'abstenir, contre l'avis de son président Nicolas Sarkozy.

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