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Alain Juppé favorable à des frappes françaises en Syrie

Alain Juppé s'est dit favorable à des frappes aérienne en Syrie contre les jihadistes du groupe Etat islamique.

Alain Juppé, le 22 mars 2015, à Bordeaux.
Alain Juppé, le 22 mars 2015, à Bordeaux.
Crédit : JEAN PIERRE MULLER / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Alain Juppé s'est prononcé en faveur de frappes aériennes menées par la France contre le groupe Etat islamique en Syrie. "Je suis favorable à l'extension des frappes aériennes qui existent aujourd'hui en Irak, dans le cadre d'une coalition, en territoire syrien", a affirmé le maire Les Républicains de Bordeaux.

La France est en effet déjà engagée dans une coalition qui agit en Irak contre l'EI. Mais elle refuse de prendre sa part à cette même coalition dans ses actions aériennes en Syrie, jugeant que cela risque de servir les intérêts du président syrien Bachar al-Assad, honni par Paris.

"Aujourd'hui, devant la menace que constitue Daech, il faut étendre ces frappes aériennes", a-t-il ajouté lors du Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde/iTELE. "J'ajoute simplement que leur efficacité est limitée, on le voit bien aujourd'hui en Irak: cela a permis tout juste de stabiliser la situation et pas réellement de faire reculer Daech", a-t-il observé.

Alain Juppé est contre une intervention au sol, craignant un "guêpier"

"La grande question qui est derrière est de savoir s'il faut accompagner ces frappes aériennes par un déploiement au sol, et là j'y suis tout-à-fait défavorable", a-t-il affirmé. "Nous risquons si nous nous engageons dans cette voie de nous mettre dans un guêpier de même nature que celui que la coalition internationale a connu en Afghanistan, ou les Américains avec leurs alliés en Irak", a-t-il expliqué.

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"C'est aux pays de la région de faire le job", a-t-il estimé, évoquant les pays arabes et la Turquie. Il aussi souligné la nécessité de "chercher une solution politique". "Ce qui me navre, c'est que l'Europe est tétanisée et ne prend aucune initiative forte", a-t-il regretté.

Selon des informations publiées samedi par Le Monde, la France envisagerait d'engager des opérations aériennes contre le groupe islamique (EI) en Syrie, qui pourraient prendre la forme de frappes ou de vols de reconnaissance. Une décision que pourrait annoncer lundi le président François Hollande lors de sa conférence de presse.

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