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Alain Juppé articulera son programme pour 2017 autour d'"une dizaine de propositions"

INVITÉ RTL - La campagne d'Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre en vue de la présidentielle de 2017 est entrée dans une nouvelle phase. Le maire de Bordeaux annonce qu'il soumettra aux Français "une dizaine de programmes".

Alain Juppé, invité de RTL, le 3 juin 2015
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Crédit : Paul Guyonnet / RTL.fr
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Benjamin Hue
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La "TPE" d'Alain Juppé se met en ordre de bataille en vue de la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017. Le maire de Bordeaux a donné naissance mardi soir au mouvement "Les Jeunes avec Juppé" dans un café de la Plaine-Saint-Denis, au pied du Stade-de-France. Une nouvelle étape dans sa campagne pour la primaire où il apparaît comme le rival numéro un de Nicolas Sarkozy. Invité de RTL, mercredi 3 juin, l'ancien Premier ministre a franchi un pas supplémentaire en précisant les contours de son programme politique. 

"Je prépare ma candidature. Au-delà des questions de personnes, qui sont importantes, il y a aussi le projet. Je travaille activement en ce moment sur les questions d'éducation, qui me passionnent, a-t-il expliqué au micro de Jean-Michel Aphatie. J'ai adopté une méthode un peu originale dans la préparation d'une campagne présidentielle. D'abord, j'écoute et je fais remonter ce que les gens attendent. Les enseignants, les parents. Je vais le faire sur les autres sujets aussi. Voilà ce qui m'intéresse aujourd'hui, plutôt que les questions d'épiderme avec tel ou tel autre", souligne-t-il, estimant que les militants qui l'ont sifflé lors du congrès fondateur des Républicains samedi se sont "sectarisés".

Dans cette perspective, l'ancien Premier ministre se pose en opposant de "l'esprit de système". "J'ai une vision assez différente. Si je suis élu, je ne déferais pas ce qui a été fait au prétexte que ça a été fait par mon prédécesseur, explique-t-il. Je regarderai ce qui est bon et ce qui n'est pas bon. Ce qui est mauvais, je le changerai, ce qui est bon, je garderai. Je ferai exactement le contraire de ce qu'a fait François Hollande en arrivant, en supprimant des mesures, dont certains de ses amis m'ont dit dans le creux de l'oreille qu'elles étaient bonnes", dit-il, citant "les heures supplémentaires" et "la TVA compétitivité que nous avions fait hélas trop tard".

L'emploi, sujet prioritaire

Alain Juppé va "annoncer la couleur". Dans la droite ligne de son credo "rassembler, apaiser, pour réformer", le maire de Bordeaux fera "non pas 110 propositions mais une dizaine de programmes sur un certain nombre de sujets, l'un des prioritaires étant évidemment l'emploi". Un thème sur lequel il s'est montré particulièrement prolixe. En matière de lutte contre le chômage, qui continue de battre des records, mois après mois, le candidat estime que "le gouvernement persiste et signe dans l'erreur". "D'où viennent les créations d'emploi ? Essentiellement des PME. Et qu'est-ce qu'on fait ? Au lieu de leur redonner de la visibilité, de la stabilité et de la confiance, on continue à les matraquer avec le compte-pénibilité et les commissions syndicales régionales", prévues par le projet de loi Rebsamen.

Le gouvernement persiste et signe dans l'erreur sur le chômage

Alain Juppé
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"Vous pensez que dans une PME de 10 salariés, on a besoin de faire venir un délégué syndical de la région pour fluidifier le dialogue social ? Si le patron ne connaît pas ses dix salariés, ce n'est pas un bon patron, assure-t-il. Vous savez sans doute qu'il y a deux fois et demi plus d'entreprises de 49 salariés que de 50. Parce qu'elles ne franchissent pas le seuil". Il se fend d'une proposition : "Imaginons que l'on suspende les seuils sociaux compte tenu de la gravité de la situation pendant un certain temps et que chacune de ces PME recrute un salarié supplémentaire. Ça serait beaucoup plus efficace que les 100.000 emplois aidés".

Le maire de Bordeaux est revenu au passage sur le débat public qui entoure le contrat de travail. "Je travaille sur le CDI. L'un des verrous essentiels à l'embauche est la difficulté d'adapter les effectifs quand on a besoin de le faire. La solution n'est pas d'adapter le code du travail suisse comme le disait Pierre Gattaz", estime-t-il. Pas opposé au contrat unique, qui présente cela dit "un certain nombre d'inconvénients", selon lui, Alain Juppé préfère "voir si dans le contrat initial on ne peut pas mieux préciser les conditions de rupture le cas échéant. On l'a fait avec la rupture conventionnelle, quand il y a accord des partis, et ça marche plutôt bien. Il faut peut-être l'envisager lorsqu'il n'y a pas accord".

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