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Alain Juppé : 6 points à retenir de son interview dans "L'Émission Politique"

ÉCLAIRAGE - Invité de "L'Émission Politique", Alain Juppé a fait face aux Français et a aussi débattu avec Robert Ménard et Jérôme Kerviel.

Alain Juppé dans "L'Émission Politique", le 6 octobre 2016
Alain Juppé dans "L'Émission Politique", le 6 octobre 2016
Crédit : PHILIPPE LOPEZ / AFP
Quand Alain Juppé défie Nicolas Sarkozy
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Marie-Pierre Haddad

Alain Juppé est le favori des sondages pour remporter la primaire de la droite et du centre, face à Nicolas Sarkozy, François Fillon, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson. Le candidat entame une nouvelle étape de la campagne en étant présent dans les médias. Invité ce jeudi 6 octobre dans L'Émission Politique de France 2, Alain Juppé était aussi présent dans les colonnes de Paris Match, où il n'a pas hésité à tacler Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron

Le candidat à la primaire Les Républicains a glissé une attaque supplémentaire à destination de l'ancien chef de l'État. Il a estimé que les accusations de son concurrent sur le vote d'électeurs de gauche à la primaire étaient de "mauvais signe", y voyant "un peu de panique à bord".

1. Un gouvernement composé de ministres de gauche ?

"Ma référence c'est le général de Gaulle. La France ce n'est pas la droite, ce n'est pas la gauche, c'est les Français", a déclaré Alain Juppé. Le candidat à la primaire Les Républicains est resté flou sur la possibilité ou non de mettre en place un gouvernement avec des ministres de gauche et de droite. "C'est une question que je ne me pose pas aujourd'hui", a-t-il affirmé.

En réponse à une question de Léa Salamé sur le fait qu'il puisse être "un candidat de la gauche à la primaire de la droite", Alain Juppé a répondu : "Moi, l'homme de gauche de la primaire à droite ? C'est complètement idiot. Mais je suis le candidat du rassemblement. Si on commence à exclure, on est mal barré. Je trouve la question stupide. Je suis un homme de droite".

2. Rétablissement des peines plancher

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Le candidat à l'élection présidentielle a été interpellé durant l'émission par Fabienne Nicolas, présidente du tribunal pour enfants de Nancy et adhérente du Syndicat de la magistrature. Il propose la suppression des réductions automatiques de peine et le rétablissement des peines plancher.

Il estime qu'il a fallu "attendre la fin du quinquennat pour que la Garde Sceaux se rende compte de la surpopulation carcérale" et que "la France a besoin de davantage de places de prison pour mieux traiter ceux qui y sont et pour pouvoir y mettre ceux qui devraient y être. Savoir qu'on ne risque pas d'aller en prison en étant condamné à des peines de moins de deux ans, c'est un mauvais signal envoyé aux délinquants". Le candidat a ajouté qu'il voulait créer une police pénitentiaire qui sera chargée de faire du renseignement au sein des prisons.

3. "L'erreur" de Merkel en matière d'accueil des migrants

L'ancien premier ministre a affirmé qu'Angela Merkel avait fait "une erreur en donnant le sentiment qu'elle allait ouvrir tout grand les bras aux immigrants de la terre". "Élection après élection", la chancelière allemande "paie chèrement" sa politique d'accueil des migrants (un million accueillis en un an), a-t-il affirmé. Selon lui, "une bonne politique des migrants repose sur deux pieds : l'accueil de ceux qui doivent être accueillis - c'est la tradition de la France, c'est la tradition de notre démocratie et notre engagement international - et puis le refus de ceux que nous ne pouvons pas accueillir, parce que nous ne sommes pas en mesure de les traiter convenablement". 

"La voix de François Hollande a été à peu près inaudible puisque c'est Angela Merkel qui a donné le ton" en la matière, a-t-il également déploré. "Qu'est-ce qu'a fait François Hollande" sur la question du contrôle des frontières extérieures? "La France aurait eu un rôle à jouer en secouant le cocotier, en disant 'ça ne peut pas continuer comme ça'", a-t-il ajouté. "Le problème, c'est qu'on va être confronté longtemps à ce défi que constitue l'immigration", ceci "pour deux raisons : tant qu'il y aura la guerre au Proche-Orient, tant que le chaos continuera en Libye, tant que les inégalités avec l'Afrique seront encore ce qu'elles sont aujourd'hui, il ne faut pas se faire d'illusion, on va être confronté à un défi considérable", a-t-il insisté. 

4. Jérôme Kerviel, l'invité mystère

Une nouvelle séquence dans L'Émission Politique concerne un invité mystère. Pour ce jeudi, il s'agissait de Jérôme Kerviel. L'ancien trader de la Société Générale a interrogé Alain Juppé sur la puissance de la finance internationale. "On ne peut pas affirmer que rien n'a été fait sur la finance, il y a des règles beaucoup plus strictes désormais. On a fait des choses. Sur le blanchiment, sur les paradis fiscaux, aussi. Mais il reste des efforts à faire", concède l'ancien premier ministre.

5. Vifs échanges avec Robert Ménard

Alain Juppé a débattu face à Robert Ménard sur le thème de l'immigration. Le maire de Béziers l'interroge sur le regroupement familial qui représente "40% de l'immigration avec les mariages mixtes". Après un échange vif, Alain Juppé explique : "Nous avons chaque année 200.000 nouveaux arrivants et 50.000 personnes qui repartent. Le tiers sont des étudiants, je ne trouve pas ça trop. Je trouve que c'est une chance pour la France". 

Le candidat à l'élection présidentielle détaille ces mesures et souhaite que l'on exige qu'une personne puisse justifier un revenu issu d'un travail et non pas d'allocations chômage. Il prône aussi "l'augmentation de la durée de séjour à deux ans pour le regroupement et non plus 18 mois", comme le rapporte Le Figaro.

6. Un plancher à 870 euros

Alain Juppé a détaillé sa proposition sur la dégressivité des allocations chômage, en proposant un plancher de 870 euros et une dégressivité au bout d'un an. Le candidat avait précédemment indiqué qu'il irait "vers une dégressivité des allocations chômage". "Je proposerai un plancher, et le chiffre que j'ai en tête c'est 870 euros (...) Je propose de la faire jouer au bout d'un an et ensuite au bout de 18 mois, 25% au bout d'un an et 25% au bout de 18 mois", a-t-il détaillé. 

Mais, a-t-il précisé, "je ne ferais cela que si le marché du travail redémarre", comme il l'a "toujours dit et écrit". 
Et s'il se trouvait dans le même situation économique que François Hollande ? "Je ne suis pas François Hollande, si j'ai les mêmes performances que François Hollande, ça veut dire que je serai planté !". "Je pars du principe qu'il y a aura reprise !", a-t-il lancé. Peu avant, lors d'une séance de questions-réponses avec des citoyens, revenant notamment sur la période des manifestations de 1995, l'ex-Premier ministre a assuré : "Je ne veux pas casser notre modèle social, je veux le consolider".  

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