1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Alain Duhamel : "le parler-cru n'est pas un langage de président de la République"
1 min de lecture

Alain Duhamel : "le parler-cru n'est pas un langage de président de la République"

ÉDITO - Le président a le mérite de multiplier les rencontres avec les Français, mais il doit éviter d'"avoir un mot qui relève d'un collégien dissipé ou d'un automobiliste en colère".

Emmanuel Macron le 4 octobre 2017 à Égletons, en Corrèze
Emmanuel Macron le 4 octobre 2017 à Égletons, en Corrèze
Crédit : AFP / Ludovic Marin
Alain Duhamel : "le parler-cru n'est pas un langage de président de la République"
02:54
Alain Duhamel : "le parler-cru n'est pas un langage de président de la République"
02:49
Alain Duhamel & La rédaction numérique de RTL

Emmanuel Macron a créé un tollé mercredi 4 octobre lors de son déplacement en Corrèze après avoir reproché à certains de "foutre le bordel" au lieu de chercher du travail, au moment où des salariés de GM&S manifestaient. Une polémique justifiée, d'après Alain Duhamel, car "le parler-cru n'est pas un langage de président de la République".

L'éditorialiste note un manque de cohérence entre la volonté d'Emmanuel Macron de "resacraliser la fonction présidentielle" et le recours à un vocabulaire parfois fleuri. Double peine : ce "mot de travers" a totalement éclipsé le fonds de son discours sur la formation professionnelle prononcé en Corrèze.

Emmanuel Macron a pourtant prouvé à plusieurs reprises, notamment lors de son discours sur l'Union européenne ou dans son interview au Point, qu'il était un "intellectuel en politique". Il devrait donc savoir que "le parler-vrai est l'ennemi du parler-cru". D'autant que dans la société actuelle, "personne ne peut plus prononcer un mot (...) sans que toute la France puisse être au courant".

En allant régulièrement au contact des Français, le président de la République prend donc des risques. Mais cela lui permet de sortir de l'isolement inhérent au Palais de l'Élysée. "Cela l'oblige à voir la France et les Français, à comprendre ce qu'il se passe et à être au contact", "c'est donc très bien", tranche Alain Duhamel, mais à condition "de ne pas avoir un mot qui relève d'un collégien dissipé ou d'un automobiliste en colère".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/