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Alain Duhamel : "L'intervention de la France en Syrie était évidente"

REPLAY - Pour Alain Duhamel, après avoir annoncé des vols de reconnaissance, la France ne pouvait qu'intervenir en Syrie.

Alain Duhamel
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Crédit : Damien Rigondeaud
Alain Duhamel : "L'intervention de la France en Syrie était évidente"
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Faut-il engager des troupes au sol en Syrie ? François Hollande a annoncé qu'il y aurait des frappes aériennes en Syrie contre Daesh, ça n'a pas été une surprise. A partir du moment où il y avait déjà des raids d'observation pour essayer de savoir si on pouvait localiser des cibles éventuelles. Il est évident que c'était pour préparer des frappes

On sait que les installations les plus importantes de Daesh ne sont pas en Irak mais en Syrie. C'est là que se trouvent les centres de commandement et de propagande, les réserves de minutions. C'est donc là qu'il y aura des frappes d'autant plus que Daesh est aujourd'hui officiellement notre adversaire numéro un. C'est ça la nouveauté. Jusqu'à présent c'était Bachar Al-Assad qui était notre ennemi. Il le reste mais on veut frapper d'abord Daesh. 

L'envoi de troupes au sol n'est pas une bonne idée

Alain Duhamel

Certains parlementaires appellent à l'envoi de troupes au sol et ce n'est pas une bonne idée. Il y a assez peu de dirigeants qui soutiennent cette thèse-là à part Bruno Le Maire. Mais l'idée même de troupes au sol n'est pas absurde car les frappes aériennes ne suffisent pas. Simplement ce n'est pas à la France de le faire. Il faudrait d'ailleurs envoyer 100.000 ou 200.000 hommes que nous ne possédons pas. Personne, Européens ou Américains n'a envie d'y aller. Les Américains s'y refusent. Ce qui serait logique serait une force de coalition de la région, de pays musulmans et là on peut imaginer de les aider avec des frappes aériennes ou navales. On pourrait leur prêter des instructeurs etc. Ce qui est compliqué c'est que sans intervention au sol on ne peut pas venir à bout de Daesh. 

La logique c'est d'essayer de passer par une étape diplomatique. En clair, de faire entrer en jeu les deux alliés de Bachar Al-Assad, la Russie et l'Iran. Si on arrivait à reprendre le dialogue avec eux, l'hypothèse d'une coalition internationale recrutée parmi les pays de la région devrait imaginable. et à ce moment-là la France pourrait les soutenir. 

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