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Le renoncement d'Alain Juppé était "totalement prévisible", analyse Alain Duhamel

ÉDITO - Alain Duhamel revient sur la décision du maire de Bordeaux de ne pas être candidat à la présidence, alors que François Fillon est poussé, par beaucoup, vers la sortie.

Alain Juppé, le 6 mars 2017 à Bordeaux
Alain Juppé, le 6 mars 2017 à Bordeaux
Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
Alain Duhamel : "Juppé : la porte de sortie la plus naturelle au drame de la droite qui se referme"
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Alain Duhamel : "Juppé : la porte de sortie la plus naturelle au drame de la droite qui se referme"
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Alain Duhamel

Alain Juppé a solennellement écarté toute hypothèse de candidature de recours, lors d'une conférence de presse à Bordeaux, ce 6 mars. "Je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République", a lancé l'ancien candidat à la primaire de la droite et du centre. "Pour moi, il est trop tard", a-t-il ajouté, expliquant d'un ton grave qu'il n'incarnait pas, à 71 ans, le "renouvellement". Le maire de Bordeaux a également dit quelques mots sur François Fillon. "Son système de défense fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse", a-t-il déploré. 

Une décision "tout à fait prévisible en raison du choix de François Fillon et du jeu de Nicolas Sarkozy", selon Alain Duhamel. "François Fillon est très affaibli personnellement et électoralement, mais il a tenté le tout pour le tout en réunissant ses partisans les plus fervents au Trocadéro". Une tactique positive pour le candidat puisque des milliers de soutiens se sont déplacés, lui redonnant confiance. Il a ensuite réaffirmé qu'il restait candidat au 20 heures de France 2.

De son côté Nicolas Sarkozy "demeure l'homme le plus influent chez les Républicains, on l'écoute beaucoup". Et depuis plusieurs jours, "on a très bien compris qu'il n'avait aucune envie d'un retour d'Alain Juppé et s'il poussait quelqu'un, ça serait plutôt François Baroin", explique Alain Duhamel, qui note que ce dernier n'a pas participé à la primaire et qu'il est loin, lui-aussi, de faire l'unanimité. 

"Dans ces conditions, Alain Juppé n'avait pas le choix. La réalité, c'est que c'est la porte de sortie la plus naturelle à la crise de la droite qui vient de se refermer", estime l'éditorialiste.

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