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Ajaccio : le préfet de Corse interdit les manifestations après deux jours d'incidents

"Cette démonstration donne une image désastreuse de la Corse", a déclaré Christophe Mirmand samedi 26 décembre.

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Ajaccio : le préfet de Corse interdit les manifestations après deux jours d'incidents Crédit Image : YANNICK GRAZIANI / AFP | Crédit Média : Nicolas Burnens / RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Dorian Waymel et Julien Absalon

Après deux jours d'incidents et de dérapages racistes, il ne sera plus possible de manifester dans le quartier populaire des Jardins de l'Empereur à Ajaccio, où deux pompiers avaient été blessés lors de la nuit de Noël. Le préfet de la région, Christophe Mirmand, a annoncé samedi 26 décembre qu'il allait prendre "un arrêté d'interdiction de manifester dans ce quartier". Le représentant de l'État a précisé que cette mesure était nécessaire pour "rétablir la sérénité qui a manqué ces derniers temps".

Cette déclaration est intervenue après une réunion avec une délégation de manifestants qui se sont dits satisfaits des engagements pris : "Nous, on a fait ce que l'on avait à faire dans les quartiers. Maintenant, on a donné le bébé au préfet". Pour autant, malgré l'interdiction prononcée, un nouveau rassemblement est prévu dimanche 27 décembre à 14 heures.

Des slogans xénophobes

Vendredi 25 et samedi 26 décembre, des manifestants avaient défilé dans le quartier des Jardins de l'Empereur, scandant "On est chez nous", "Arabes dehors", après l'agression dans ce quartier de deux pompiers et un policier durant la nuit de Noël. Un dispositif conséquent de gendarmes mobiles et CRS veillait samedi à empêcher tout débordement dans cette partie de la ville où les manifestants sont arrivés en milieu d'après-midi, avant de se diriger vers les quartiers voisins de Saint-Jean et Sainte-Lucie.

Vendredi, aux Jardins de l'Empereur, une salle de prière musulmane avait été saccagée, en marge d'une première manifestation. Ces actes ont été unanimement condamnés :le Premier ministre Manuel Valls qui a dénoncé une "agression intolérable de pompiers" et une "profanation inacceptable d'un lieu de prière musulman", tandis que Bernard Cazeneuve (Intérieur) évoquait "(des) exactions intolérables, aux relents de racisme et de xénophobie, (qui) ne sauraient rester impunies".

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