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Affaire Théo : Le Pen veut l'interdiction des "manifestations contre la police"

La candidate à la présidentielle s'est émue des autorisations accordés à ces rassemblements, prévus samedi 18 février dans plusieurs villes de France, alors que le pays se trouve "en état d'urgence".

Marine Le Pen le 4 janvier 2017 à Paris.
Marine Le Pen le 4 janvier 2017 à Paris. Crédit : CHAMUSSY/SIPA
Julien Absalon
Julien Absalon
et AFP

Face aux débordements récurrents, faut-il interdire les manifestations organisées pour protester contre les violences policières, samedi 18 février dans plusieurs villes de France ? Marine Le Pen acquiesce et interpelle les pouvoirs publics. "Je demande aux autorités compétentes d'interdire ces manifestations à haut risque", estime-t-elle dans un communiqué, considérant que ces rassemblements permettent surtout aux manifestants de scander "d'immondes slogans insultants pour l'ensemble de nos forces de l'ordre et insultants pour la France".

Selon la présidente du Front national, ces manifestations ne devraient pas avoir lieu sous le régime de l'état d'urgence, toujours en vigueur. "Alors que ces manifestations ont systématiquement sombré dans la violence, la haine et les dégradations ces derniers jours, il est incompréhensible que le gouvernement n'ait pas pris les mesures qui s'imposent pour interdire ces rassemblements et garantir l'ordre républicain", dénonce-t-elle, en soulignant la "grande complaisance" de l'État vis-à-vis de "milices d'extrême gauche ultraviolentes".

Le député Éric Ciotti (LR) a lui aussi réclamé "l'interdiction" de la manifestation parisienne "contre les pseudo-violences policières". Selon lui, "les Français ne comprendraient pas qu'une fois de plus, on laisse s'exprimer une défiance vis-à-vis des forces de l'ordre".

À Paris, un rassemblement à l'appel d'organisations antiracistes et de syndicats est prévu samedi à 15 heures, place de la République. Craignant des débordements, notamment observés le 15 février dans la capitale mais surtout le 11 février à Bobigny, le préfet de police de Paris a interdit dans ce périmètre la vente à emporter et la détention de boissons alcoolisées ou conditionnées dans un contenant en verre, susceptible d'être utilisé comme projectile contre les forces de l'ordre. D'autres manifestations sont prévues en région en solidarité avec Théo, un jeune homme de 22 ans qui fut hospitalisé après une violente interpellation à Aulnay-sous-Bois. Quatre policiers ont été mis en examen, dont un pour viol, dans cette affaire devenue hautement politique.

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