2 min de lecture Présidentielle 2017

Affaire Penelope Fillon : Larcher peut-il accélérer la chute de Fillon ?

ÉCLAIRAGE - Selon "L'Obs", le président du Sénat chercherait à "débrancher" François Fillon de la présidentielle 2017. Le principal intéressé a démenti la nouvelle.

Gérard Larcher, le 18 janvier 2016
Gérard Larcher, le 18 janvier 2016 Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Gérard Larcher, proche de François Fillon et président du Sénat, est-il en train de lâcher le candidat des Républicains ? L'information a été immédiatement démentie par l'homme politique, mais le doute est désormais présent. Selon L'Obs, il serait "hystérique" face au comportement de l'ancien premier ministre. Il ajoute qu'il serait bientôt l'heure de le "débrancher".

Selon l'hebdomadaire, la seconde vague d'informations du Canard Enchaîné, où l'on apprend que Penelope Fillon, soupçonnée d'emplois fictifs, aurait touché près de 900.000 euros, a été fatale pour François Fillon. C'est en effet à ce moment que Gérard Larcher aurait décidé d'intervenir, "conscient d'être l'un des rares à pouvoir parler 'cash' à François Fillon et de disposer du poids politique nécessaire". Il aurait alors commencé à étudier les différentes options qui s'offrent à lui et aux Républicains pour l'élection présidentielle. François Baroin, Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez... Le président du Sénat les aurait consultés, rapporte L'Obs. La sentence, "François, c'est fini", devrait rapidement tomber. 

Juppé, l'autre option, selon Gérard Larcher ?

Ces informations ont donc une résonance toute particulière au moment où la solidarité de la droite envers son candidat commence à s’effriter. Le premier à s'être exprimé sur le sujet est le député sarkozyste Georges Fenech. "Je pense que le résultat des primaires est aujourd'hui caduc face à cet événement imprévisible (...) qui se situe non seulement sur le registre judiciaire mais sur le registre éthique et moral", confiait-il en début de semaine.

De son côté, François Fillon continue de suivre son programme de campagne. En meeting à Charleville-Mézières, le candidat de la droite et du centre a déclaré : "Je comprends que ces accusations troublent certains d'entre vous, en raison de leur martèlement, en raison de la répétition présentée habilement comme une accumulation de preuves, en raison des sommes avancées aussi  (...) Mais des mensonges, fussent-ils répétés cent fois, ne parviendront jamais à constituer une demi-vérité".

À lire aussi
Alain Juppé, le 14 septembre 2020 présidentielle 2017
Juppé sur RTL : "Peut-être n'avais-je pas l'ambition présidentielle chevillée au corps"

Des fillionistes de la première heure continuent de faire bloc autour du candidat et pourraient compliquer la tâche de Gérard Larcher. Bruno Retailleau et Gérard Longuet assurent que François Fillon reste légitime pour représenter la droite à l'élection présidentielle. Le président du Sénat voit déjà plus loin et souhaite que "François Fillon adoube lui-même celui qui serait amené à prendre le relais", raconte le magazine. Ce successeur pourrait être Alain Juppé, finaliste de la primaire de la droite, comme l'envisage le proche de François Fillon.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Présidentielle 2017 Gérard Larcher Penelope Fillon
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants