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Affaire Fillon : "Un courant de pensée majoritaire se retrouve démuni" selon Olivier Mazerolle

REPLAY - LE MAG POL - Pour le journaliste, le candidat de la droite ferait mieux de céder sa place à Alain Juppé, deuxième de la primaire.

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Affaire Fillon : "un courant de pensée majoritaire se retrouve démuni" selon Olivier Mazerolle Crédit Image : AFP | Crédit Média : Olivier Mazerolle, Florence Cohen | Durée : | Date :
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Philippe Robuchon
Philippe Robuchon et Olivier Mazerolle

François Fillon bientôt fixé sur son sort, et avec lui toute la droite. L'enquête du parquet national financier devrait aboutir à une décision cette semaine du 13 février, selon les informations du Journal du Dimanche de ce 12 février, bien que les enquêteurs démentent et affirment qu'aucune décision n'est prise à ce stade. "S'il y a ouverture d'une information judiciaire il va tout droit vers la mise en examen (...). Si, en revanche, il n'y a pas de décision de ce côté-là, si les sondages remontent progressivement et si le parquet national s'abstient de l'envoyer devant les juges, alors il peut continuer la course", explique Olivier Mazerolle.

"Mettre en examen François Fillon, ça veut dire l'empêcher d'être président de la république. C'est une décision énorme pour le parquet ", explique Guillaume Roquette, directeur de la rédaction du Figaro Magazine. "Lui-même a dit 'si vous faites ça, je suis obligé de me retirer'. Peut-être même a-t-il fais cela en se disant 'ils n'oseront pas", poursuit-il. "Il a redit que s'il était mis en examen il arrêterait. C'est presque un soulagement que la décision de se retirer vienne d'ailleurs et non pas de lui", estime d'ailleurs Christophe Jakubyszyn, chef du service politique de TF1-LCI. 

"François Fillon porte une autre responsabilité, parce que c'est tout un courant de pensée qui est sans doute majoritaire en France qui se trouve à l'heure actuelle démuni dans la campagne présidentielle, analyse Olivier Mazerolle. L'élégance, ou en tout cas la meilleure façon pour lui de s'en sortir, est de dire 'le meilleur candidat est Alain Juppé'".

Impossible de rembourser les électeurs de la primaire à droite

Souvenez-vous, tous les électeurs de la primaire de la droite ont déboursé 2 euros par tour. Cela a rapporté près de 16 millions d'euros. Si jamais François Fillon avait renoncé, les organisateurs de la primaire auraient pu se retrouver face à des demandes de remboursement et, du coup, face à un gros hic... car les fichiers et les cahiers d'émargement des deux tours ont tous été détruits, conformément aux exigences de la CNIL, la Commission de l'informatique et des libertés. Cela s'est fait sous contrôle d'huissier en décembre dernier et en présence d'Anne Levade, professeur de droit à la tête de la Haute Autorité de la primaire.

De nouveaux contacts pour François Fillon

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L'un des fichiers issus de la primaire qui n'ont pas été détruits comprend 100.000 noms, ceux des électeurs qui ont accepté de donner leurs coordonnées pour ensuite être recontactés. Le fichier a été donné au candidat François Fillon, comme le prévoyait la charte. Ce chiffre de 100.000 personnes peut ne pas sembler si important au regard des plus de 4 millions de votants mais, à l'échelle du parti, cela représente beaucoup, puisque le nombre d'adhérents ne dépasse pas 250.000. Une vraie mine d'or.

Le camp Macron dénonce des attaques informatiques

Selon l'entourage du candidat, le site internet est attaqué plusieurs centaines de fois par jour. "90% du temps, on est sûrs que c'est les russes", explique un proche d'Emmanuel Macron. Des attaques apparemment très organisées, méthodiques. Le site est déjà resté inaccessible pendant deux heures après un piratage. Les services de renseignement russes essaieraient aussi d'entrer dans les boîtes mail, sans y parvenir "pour l'instant", selon les équipes de Macron. Y aurait-il une tentative d'intrusion comme lors de la campagne américaine ? Cette inquiétude existe aujourd'hui chez les candidats et pas seulement chez Macron.

La communication de Fillon laisse son camp sceptique

Un lieutenant du candidat regrette toujours les hésitations du début - pour ne pas dire le déni - dans lequel François Fillon s'est enfermé. Le même parlementaire est bluffé par la communication d'Emmanuel Macron, qui a préféré faire état des rumeurs sur une présumée homosexualité pour mieux les démentir, allant même jusqu'à citer Mathieu Gallet, le patron de Radio France. "C'est vraiment de la com bien faite", s'extasie ce filloniste historique, visiblement envieux.

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