1 min de lecture Affaire du Sofitel de New York

Affaire DSK : les mensonges de Nafissatou Diallo

La victime présumée de Dominique Strauss-Kahn a produit sous serment un "récit erroné" de l'agression sexuelle dont elle affirme avoir été l'objet, omettant de préciser qu'elle avait nettoyé une autre chambre avant de dénoncer les faits incriminés, selon le bureau du procureur. Dans les semaines suivant les faits, la jeune femme, une Guinéenne de 32 ans, a raconté à "de multiples reprises" aux enquêteurs qu'après avoir été agressée, elle s'était réfugiée dans le couloir du 28e étage de l'hôtel où se trouvait la suite de Dominique Strauss-Kahn, précise le document. Elle avait expliqué avoir ainsi attendu que son agresseur présumé sorte de sa chambre pour dénoncer les faits à un supérieur arrivé à l'étage peu après. "La plaignante a réitéré cette version des faits sous serment devant le grand jury", a précisé le bureau du procureur.

L'avocat de l'accusatrice de DSK Kenneth Thompson s'adresse aux journalistes, le 6 juin 2011 devant le tribunal pénal de Manhattan
L'avocat de l'accusatrice de DSK Kenneth Thompson s'adresse aux journalistes, le 6 juin 2011 devant le tribunal pénal de Manhattan Crédit : AFP - Don Emmert
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La rédaction de RTL et Jean-Vincent Russo

Le magistrat a précisé que "durant toute l'enquête, la plaignante avait menti aux assistants du procureur à propos de plusieurs autres sujets comme son histoire, son passé, les circonstances présentes et ses relations personnelles".

Vers un non-lieu ?

Le procureur de Manhattan se dirige vers un non-lieu dans l'affaire Strauss-Kahn, a reconnu vendredi l'un des avocats de son accusatrice, tout en assurant disposer de "preuves matérielles" incriminant l'ancien directeur général du FMI pour tentative de viol.

"Nous pensons que le procureur du district pose les fondements d'un non-lieu", a déclaré Me Kenneth Thompson devant la presse après l'audience qui a abouti à la libération sur parole de l'ancien ministre français.

Il a cependant maintenu les accusations de sa cliente, qualifiant de "mensonges" les informations selon lesquelles elle serait mêlée à des trafiquants de drogue, un des motifs ayant conduit l'accusation à douter de son témoignage.

"Elle n'a pas changé un seul mot" à sa version des faits, a ajouté l'avocat, contredisant les propos du procureur de Manhattan qui a indiqué que la femme de chambre guinéenne avait fait "un récit erroné" des faits qui se seraient produits dans la chambre du patron du FMI le 14 mai à l'hôtel Sofitel de Manhattan.

Me Thompson a rapporté que sa cliente lui avait dit : "Je vais me montrer devant les caméras pour dire au monde entier ce qu'a fait Dominique Strauss-Kahn". Il a toutefois reconnu que la femme de chambre avait "commis des erreurs".

Découvrez la lettre du procureur adressée aux avocats. Les mensonges y sont listés (en anglais) :

Lettre
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