1 min de lecture Politique

Affaire Bettencourt : Eric Woerth exclut de démissionner et accuse le PS

"Je ne savais pas qu'il y avait autant de haine dans ce pays", a déclaré Eric Woerth lundi soir sur le plateau de TF1, démentant avec force et émotion les nouvelles révélations de l'affaire Bettencourt. "C'est insupportable", a-t-il lancé à plusieurs reprises face à Laurence Ferrari. Il a assuré qu'il n'avait nullement l'intention de démissionner et dénoncé une "cabale" du Parti socialiste pour l'affaiblir et à travers lui le chef de l'Etat. Un peu plus tôt dans la journée, le ministre du Travail s'était dit "outré" par les soupçons à son encontre, suite aux déclarations de l'ex-comptable de la milliardaire Liliane Bettencourt. Celle-ci, dans une interview publiée par Mediapart, affirme que l'ex-ministre du Budget a reçu, en tant que trésorier de l'UMP, 150.000 euros en liquide pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy au printemps 2007.

Itélé et Jérôme Florin

Le ministre du Travail a déclaré mardi à TF1 combien c'était "insupportable" pour lui d'entendre "depuis trois semaines, tous les jours des torrents d'insultes, des torrents de haine alors (qu'il) n'a rien à (se) reprocher". Avec véhémence, Eric Woerth s'est défendu face aux dernières révélations : "Je n'ai jamais reçu le moindre euro illégal. Je n'ai jamais reçu de l'argent de cette manière-là dans la campagne présidentielle. J'ai tenu les comptes de cette campagne. Cette campagne a été vérifiée. Elle est vérifiée par des contrôleurs,  par des magistrats. Chaque facture est vérifiée".

Il a démenti que sa femme possède une résidence en Suisse. "Nous avons nous un appartement de 60 m2 à Chamonix. Ce n'est pas la Suisse mais la Haute-Savoie". "Ce qui est vérifiable, c'est bien cela (...) pour le reste tout  est faux, c'est de la calomnie". "C'est faux, archi-faux", a-t-il insisté. Il a dénoncé "une cabale politique aussi orchestrée par le PS qui sans arrêt  souffle du chaud pour essayer de nuire à la vie politique" et vise à "m'affaiblir et a affaiblir le président de la République, au moment ou je mène  l'une de réformes les plus importantes, la réforme des retraites".

Interrogé dans la matinée sur une éventuelle plainte en diffamation, le ministre avait répondu :  "Contre quoi ? contre des propos de site, oui on va regarder évidemment". "Moi je compte beaucoup aussi sur un rapport, il y a le rapport de l'Inspection générale des Finances", avait-il ajouté. "Ce ne sont pas vraiment des gens faciles, ce sont des gens autonomes, l'IGF dira si oui ou non il y a un lien entre je ne sais quoi et moi comme ministre du Budget", avait-il lancé. Interrogé sur d'éventuelles enveloppes remises à Nicolas Sarkozy, Eric Woerth avait répondu : "C'est n'importe quoi".

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