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Affaire Benalla : le contrôle des accompagnateurs des forces de l'ordre renforcé

Le ministère de l'Intérieur a annoncé qu'il durcissait les conditions d'accompagnement des forces de l'ordre pour les observateurs extérieurs.

Vincent Crase place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai avec Alexandre Benalla
Vincent Crase place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai avec Alexandre Benalla
Crédit : Naguib-Michel SIDHOM / AFP
Paul Véronique & AFP

Une conséquence directe de l'affaire Benalla. Les observateurs immergés aux côtés de policiers et gendarmes devront désormais obtenir une autorisation, signer une charte et porter un "signe distinctif", a annoncé vendredi 3 août le ministère de l'Intérieur. Ces instructions "d'application immédiate" reprennent les conclusions d'un rapport de la police des polices remis la semaine dernière au ministre Gérard Collomb, à la suite des violences perpétrées par Alexandre Benalla lors du 1er mai.

Dans le détail, "les observateurs devront obtenir une autorisation préalable expresse, accepter une charte des droits et devoirs des observateurs" et "signer une convention", précise le ministère dans un communiqué. Sur le terrain, chacun "devra porter un insigne distinctif pour éviter toute confusion avec les forces de sécurité et sera en permanence accompagné par un référent-encadrant d'un niveau hiérarchique adapté".

"Formaliser les modalités d'accueil des observateurs"

Certaines images de l'intervention d'Alexandre Benalla le 1er mai le montraient portant un brassard de police au bras et une radio dont l'origine est pour l'heure inconnue. Côté force de l'ordre, chaque directeur devra "formaliser, dans une note écrite, les modalités d'accueil des observateurs", selon ces nouvelles directives qui ont été transmises aux directeurs généraux de la police nationale et de la gendarmerie ainsi qu'au préfet de police de Paris.

Gérard Collomb rappelle au passage son attachement à "l'ouverture des services de la police et de la gendarmerie nationale aux partenaires extérieurs", "un facteur essentiel du lien entre la population et  les forces de sécurité intérieure".  L'accueil d'observateur n'avait jusqu'à présent jamais fait l'objet d'une instruction générale mais relevait principalement de "quelques principes non-écrits, de bon sens", avait récemment rappelé le ministre.

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