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Abandon de l'écotaxe : "La perte de recettes est énorme", Frédéric Cuvillier

L'ex-secrétaire d'Etat aux Transports a déploré l'abandon de l'écotaxe par Ségolène Royal.

Frédéric Cuvillier, le 21 août 2014 à Paris.
Frédéric Cuvillier, le 21 août 2014 à Paris.
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Frédéric Cuvillier, a estimé jeudi que l'abandon de l'écotaxe, annoncé par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, est un "gâchis".

"Oui, c'est un gâchis", a réagi sur RTL le maire (PS) de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), estimant que "d'une idée qui avait été une idée unanime, certains ont pris cette idée en otage pour en faire de la politique politicienne".

Selon lui, le péage de transit poids lourds est un "dispositif improvisé", qui avait été "inventé à la nomination de Ségolène Royal en substitution de l'écotaxe", et "était refusé parce qu'il posait d'énormes difficultés aux transporteurs".

Frédéric Cuvillier, ministre puis secrétaire d'Etat aux Transports jusqu'en août dernier, avait eu à affronter le mouvement des Bonnets Rouges à l'automne 2013, qui avait conduit à la suspension de l'écotaxe.

Le péage de transit devait rapporter 400 millions d'euros par an

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Il a rappelé que l'écotaxe avait été "votée par la loi, et donc il faut respecter la souveraineté législative, ce qui n'est pas fait par ces mesures successives de suspension et d'abandon finalement", et a déploré qu'"en cinq mois, les transporteurs routiers (n'aient) pas été consultés sur la nouvelle mouture du péage transit poids lourds" par Segolène Royal.

Néanmoins, "aujourd'hui, cette suppression elle pose d'énorme questions, d'énormes problèmes, notamment pour le financement des infrastructures".

Le péage de transit devait rapporter près de 400 millions d'euros par an, et le manque à gagner "fait partie des questions qui sont posées après cet abandon", a souligné Frédéric Cuvillier.

Un risque de répercussion sur le prix des péages d'autoroute

Il a précisé qu'"il y a d'abord la perte de recettes, elle est énorme pour l'AFITF (...), pour les contrats de plan Etat-région, pour toutes les infrastructures, et donc les milliers d'emplois des travaux publics qui sont concernés par la commande publique".

"Et puis bien sûr l'indemnisation de la société Ecomouv'", chargée de la mise en place du dispositif et de la collecte de la taxe.

L'ancien secrétaire d'Etat estime que la mise à contribution des sociétés autoroutières pour combler le manque à gagner, solution privilégiée par Ségolène Royal, sera "répercutée dans le prix des péages d'autoroute, ou alors il faut qu'il y ait des mesures qui peuvent s'assimiler a une forme de renationalisation des autoroutes".

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