1 min de lecture Économie

Rigueur : les syndicats envisagent une contre-attaque

Le second plan d'austérité annoncé lundi par François Fillon, prévoyant une accélération de la réforme des retraites, a été salué par l'UMP et fustigé à gauche, tandis que les syndicats, vent debout, veulent se concerter pour une riposte, à cinq mois de la présidentielle. Le Premier ministre, invité du JT de TF1 lundi soir, a balayé la critique faite au gouvernement d'avoir bâti un plan qui touche d'abord les classes populaires. M. Fillon a répondu que c'était une "critique polémique, politicienne" et souligné que le gouvernement n'avait pas touché aux minimas sociaux ou aux salaires. Il a adressé une pique particulière au Parti socialiste. "Quand on est un parti qui propose le retour à la retraite à 60 ans (...), quand on est dans un parti qui propose de recruter des fonctionnaires dans cette situation économique (...), franchement on n'a pas de leçon à donner au gouvernement".

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La rédaction numérique de RTL
avec Elizabeth Martichoux et Laurent Bazin

L'opposition dénonce un manque de justice
  
Le président du MoDem, François Bayrou, voit "un changement de cap" et "un manque de justice" dans ce plan qui "ne demande pas aux plus favorisés l'effort que l'on demande aux classes moyennes et aux petits revenus".
  
Plus virulent, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, dénonce une "immense opération de mystification" et de "dilapidation du modèle social français". La conséquence de ce plan "totalement inéquitable, totalement déloyal" sera "le désordre économique et social", prévoit-il.

François Hollande, candidat PS à la présidentielle, s'exprimera dans la soirée sur France 2 au moment où le Premier ministre explique son plan sur la chaîne concurrente TF1.

Pour la candidate EELV à la présidentielle, Eva Joly, ce plan est un "mea culpa honteux et partiel des mesures adoptées en début de quinquennat" qui "ont mis le pays au bord de la faillite".

Autre candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) qualifie ce plan de "contresens total" et "d'agression contre les gens du commun".

Les syndicats promettent une riposte

Les critiques des organisations syndicales ne sont pas moins virulentes. C'est une "attaque frontale contre le monde du travail", le "gouvernement est dans la main des marchés" et cette "logique d'austérité est une logique suicidaire", affirme le numéro un de FO. Jean-Claude Mailly. "On est en train de glisser vers une situation à l'espagnole ou à la grecque", prévient M. Mailly qui va convoquer les instances de son organisation pour "faire le point" et "n'exclut rien" en terme d'action.
  
La CDFT, elle, a décidé de "prendre contact, dans les jours à venir, avec les autres organisations syndicales afin d'envisager les suites à donner". La centrale de François Chérèque dénonce l'absence de "toute mesure de soutien à l'activité et à l'emploi" alors qu'"une récession s'annonce".

Quant à l'accélération de la réforme des retraites", elle "rapporte peu, inquiète les salariés" et ne vise qu'à adresser "un signal aux agences de notation", estime la centrale de François Chérèque qui donne crédit au gouvernement sur un seul point: "le passage à 7% du taux intermédiaire de TVA qui va dans le bon sens à condition qu'il ne s'applique pas aux produits de première nécessité".

L'union syndicale Solidaires appelle aussi à "la construction de mobilisations d'ampleur, pour refuser dès maintenant la spirale infernale de l'austérité".

"Le niveau de vie va baisser de façon importante pour tous les Français", déplore Danièle Karniewicz (CFE-CGC). Pour Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa, l'une des mesures "les plus injustes" est la "désindexation de nombreuses prestations sociales" qui aura "des effets extrêmement graves à court et moyen terme".

Le plan de rigueur

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Rigueur : les syndicats envisagent une contre-attaque
Rigueur : les syndicats envisagent une contre-attaque
Le second plan d'austérité annoncé lundi par François Fillon, prévoyant une accélération de la réforme des retraites, a été salué par l'UMP et fustigé à gauche, tandis que les syndicats, vent debout, veulent se concerter pour une riposte, à cinq mois de la présidentielle. Le Premier ministre, invité du JT de TF1 lundi soir, a balayé la critique faite au gouvernement d'avoir bâti un plan qui touche d'abord les classes populaires. M. Fillon a répondu que c'était une "critique polémique, politicienne" et souligné que le gouvernement n'avait pas touché aux minimas sociaux ou aux salaires. Il a adressé une pique particulière au Parti socialiste. "Quand on est un parti qui propose le retour à la retraite à 60 ans (...), quand on est dans un parti qui propose de recruter des fonctionnaires dans cette situation économique (...), franchement on n'a pas de leçon à donner au gouvernement".
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2011-11-07 21:58:00