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Petroplus se remet au travail pour Shell... pendant six mois maximum

Les opérations de redémarrage de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne près de Rouen, pour honorer un contrat ponctuel conclu en février avec Shell, ont commencé ce judi matin. "Comme lors d'un arrêt, les opérations de redémarrage vont s'étaler sur plusieurs jours", a précisé un porte-parole de la direction en rappelant que le contrat porte sur le traitement de 100.000 barils de brut par jour qui seront fournis par Shell, l'ancien propriétaire du site.

La veste d'un employé de Pétroplus Petit-Couronne affichant le logo de l'entreprise, le 20 mars 2012
La veste d'un employé de Pétroplus Petit-Couronne affichant le logo de l'entreprise, le 20 mars 2012 Crédit : AFP/Archives, Charly Triballeau
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Selon la direction, ce redémarrage va donner à la raffinerie "des moyens financiers" et devrait "favoriser les perspectives de reprise du site, en le rendant plus attractif pour un investisseur". Elle a précisé que ce contrat avait une durée "maximum" de six mois.

L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC s'est réjouie de ce redémarrage, en souhaitant qu'il ne se limite pas à quelques semaines. "Il faut amener Shell à rester le temps qu'un repreneur puisse prendre le relais sans que la raffinerie ne s'arrête à nouveau", a indiqué Yvon Scornet, son porte-parole.

Toujours à la recherche d'un investisseur sur le long terme

Fin mai, les administrateurs judiciaires avaient été saisis de trois manifestations d'intérêt mais pas d'offres fermes. De son côté, l'intersyndicale assurait travailler, ces derniers jours, sur "quatre à cinq dossiers solides".

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Le tribunal de commerce de Rouen doit se prononcer sur le sort de l'entreprise le 24 juillet, à l'expiration de la période d'observation ouverte le 24 janvier. Il pourra soit retenir un projet de cession, prononcer l'arrêt de l'activité, ou encore proroger cette période.

La raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, qui emploie 550 salariés, était à l'arrêt depuis début janvier, faute d'approvisionnement en brut, à la suite de la faillite de sa maison mère suisse.

(avec AFP)

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