1 min de lecture Social

Petroplus : le gouvernement "poursuivra ses efforts" en vue d'une reprise

Après la liquidation avec prolongation d'activité de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, le gouvernement a assuré mardi qu'il "poursuivra ses efforts" en vue d'une reprise du site industriel. Il se dit prêt à recevoir l'intersyndicale et les élus. La justice a laissé à de nouveaux repreneurs la possibilité de se manifester jusqu'au 5 novembre. Un délai jugé trop court par l'intersyndicale.

La justice a prononcé mardi la liquidation de la raffinerie Petroplus, déclenchant la colère des salariés
La justice a prononcé mardi la liquidation de la raffinerie Petroplus, déclenchant la colère des salariés Crédit : AFP / Charly Triballeau
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et Olivier Geay

"Faciliter les offres de reprise"

Le gouvernement, via un communiqué du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, a assuré mardi qu'il poursuivrait "ses efforts" en vue d'une reprise de la raffinerie. Les services du ministre soulignent que le gouvernement "s'est constamment employé à faciliter les offres de reprise et à lever les obstacles administratifs", mais ajoutent que "le tribunal a estimé que l'offre de Netoil n'apportait pas les garanties nécessaires pour la continuité de l'activité et le maintien des droits des salariés".

De plus, Arnaud Montebourg et le ministre du Travail Michel Sapin sont "prêts à recevoir l'intersyndicale et les élus pour faire le point sur la situation", conclut le communiqué.

"Il est parfaitement inacceptable que ce soit les tribunaux de commerce qui décident de l'avenir de nos industries", a déclaré Eric Corbeaux, responsable des luttes au PCF, dans un communiqué. Le Parti de Gauche a demandé "au gouvernement d'intervenir pour que la reprise et le redémarrage de Petroplus se fassent". Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière (LO), a déclaré pour sa part que "ce sont les salariés qu'on liquide".

"Celui qui nous a jetés à la rue c'est Shell. Il s'en tire bien. Il économise les 200 à 260 millions que coûterait une dépollution du site", a ajouté Jean-Luc Brouté, un autre syndicaliste CGT au micro, devant le tribunal.

"On ne ferme pas une raffinerie du jour au lendemain"

La justice a prononcé mardi la liquidation de la raffinerie Petroplus qui emploie 470 personnes à Petit-Couronne, en Seine-Maritime, malgré deux offres de reprise, déclenchant la colère des salariés, mais elle a laissé à de nouveaux repreneurs la possibilité de se manifester jusqu'au 5 novembre.

Le tribunal de commerce "a décidé la liquidation avec poursuite d'activité de deux mois, pour les besoins de la liquidation, la mise en sécurité du site, on ne ferme pas une raffinerie du jour au lendemain", selon l'avocat des salariés Me Jean-Marie Valentin.

Lire la suite
Social Emploi Industrie
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants