1 min de lecture Johnny Hallyday

Johnny Hallyday se lâche dans son autobiographie

L'ouvrage s'appelle "Dans mes yeux", et est co-écrit avec la romancière Amanda Sthers. Mais ce sont bien ses mots que l'on entend alors que, dans ses chansons, LA star française s'abrite le plus souvent derrière ceux des autres. Des confessions parfois surprenantes. Sur la politique, l'argent, ses conquêtes féminines, mais surtout ses "amis" people, l'ex-idole des jeunes met de côté la langue de bois. Et règle quelques comptes.

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La rédaction numérique de RTL

Il est en forme Johnny, et il balance ! Il faut dire qu'avec 180 tournées au compteur, presque 30 millions de spectateurs et plus de 100 millions de disques vendus, il peut se le permettre. Dans ce livre très attendu par ses innombrables fans (mais pas seulement), on découvre aussi un homme fragile et à fleur de peau. L'homme passionne, agace, divise ou galvanise, mais ne laisse jamais indifférent. Le magazine "L'Express" en a publié les bonnes feuilles, à la veille de la parution du livre. Extraits.

Cloclo, "un jaloux qui se tapait mes ex"
"Cloclo, par exemple, à quoi aurait-il ressemblé aujourd'hui ? Je pense que c'est son drame qui en a fait un mythe. Claude François, c'était un vrai travailleur. Il bossait dix fois plus que moi. Mais il n'arrivait jamais à faire ce que je faisais. Ça le rendait fou. Jaloux. Il draguait mes nanas et, en désespoir de cause, il se tapait mes ex. C'était le circuit, tu savais que si tu sortais avec moi, tu pouvais ensuite te faire Cloclo. Parfois pour draguer je disais en me marrant : "Il te plaît, Claude François ? Tu veux sortir avec lui ? Alors viens sur mes genoux ! Ou quand je plaquais une fille je lui disais de se consoler, que bientôt elle serait avec Cloclo."

Sardou, "un vieux con réac"

"Je pense qu'on subit tous l'image qu'on véhicule, un jour, elle se mêle si intimement à notre vérité qu'on ne peut plus les séparer. Je pense que ça a été le cas pour Sardou, à force de passer pour un vieux con réac, il l'est devenu. Il aimait faire la fête. Et puis, c'est bizarre, c'est comme s'il avait changé de caractère. Je dis tout ça pour une raison bien précise. On s'est fâchés il y a quelques années parce qu'il a fait une vanne sur scène. Il a dit en parlant de Jade : "Johnny avec sa Viêt-cong", et je ne lui ai plus dit bonjour."

Adeline Blondieau, "une hystérique qui me cocufiait"
"Adeline était hystérique, à la moindre contrariété, elle balançait les chaises par la fenêtre. [...] C'est un serpent, elle me cocufiait tout le temps. Elle me trompait avec tous les petits mecs de Saint-Tropez et jouait les saintes-nitouches. Je nous ai acheté un appartement, mais quand nous nous sommes séparés et que j'ai voulu le revendre, elle m'a menacé : "Si tu m'offres pas l'appartement, je vais vendre ma robe de mariée aux enchères et dire à tout le monde que Johnny me laisse crever de faim. Ça m'a fait peur."

Edith Piaf et sa main baladeuse

"Piaf était venue me voir chanter tous les soirs. J'étais flatté, mal à l'aise. Je ne parlais pas trop en mangeant mes pâtes et on devait avoir l'impression que je subissais les compliments. Je m'assieds à côté d'elle et, au milieu du repas, je sens sa main qui monte sur ma cuisse. Je demande les toilettes à Bruno. Elles étaient proches de la porte d'entrée. J'ai hésité, puis je suis sorti et je me suis barré en courant. J'ai fui Piaf. J'étais presque puceau, à l'époque. Je ne me voyais pas dans son lit. Pour moi, c'était une vieille dame."

Eddy Mitchell, "mon vieux copain"
"Mon plus vieux copain c'est Eddy. On s'est rencontrés quand j'avais 14 ans et demi et lui 15 ans. Il faisait partie de la bande des grands ! A l'époque, six mois, c'était une grande différence d'âge ! On se croisait aux surboums. On était fans de rock tous les deux. Indirectement, c'est ça qui nous a réunis. Un jour, on s'est battus comme des fous parce que je lui avais piqué des vinyles à une surprise-partie. Une bonne bagarre, ça crée des liens. [...] On s'asseyait sur mon petit lit, dans ma chambre. [...] Eddy s'affalait et on fredonnait des chansons. "Jean-Philippe ! gueulait ma tante. Jean-Philippe ! Ne lui fais pas écouter tes disques, il va vouloir devenir chanteur et te piquer ton travail!"

"La gauche pousse vers la médiocrité"
"Je n'aime pas la médiocrité. Je pense que la gauche pousse vers ça. Je ne suis pas pour que les gens pauvres le soient. C'est malheureux, il faut les aider. Mais pas en leur faisant l'aumône. [...] Je n'aime pas les sociétés d'assistés. [...] Je n'aime pas qu'on me fasse passer pour un type sans coeur sous prétexte que j'ai une sensibilité de droite."

"En France on te traite de voleur. Sale mentalité"

"On a souvent dit que je m'étais barré pour ne pas payer d'impôts. C'est en partie vrai, mais c'est aussi parce que c'est épuisant, cette ambiance. Je me suis toujours demandé pourquoi aux Etats-Unis quand t'as une belle voiture les mecs sourient et te disent formidable et en France on te traite de voleur. Sale mentalité. Pour un pays dont j'ai porté les couleurs, qui a bien voulu faire de moi son emblème quand c'était nécessaire, je me suis senti trahi, accusé à tort, sali."

"Dans mes yeux" (Plon), de Johnny Hallyday et Amanda Sthers, à paraître jeudi 7 février
Dans mes yeux, de Johnny Hallyday

Amanda Sthers, co-auteur de "Dans mes yeux", sera l'invitée de RTL dans "Laissez-vous tenter", jeudi 7 à partir de 9h


La carrière de Johnny Hallyday

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