1 min de lecture Bernard Tapie

Passe d'armes entre Bernard Tapie et Arnaud Montebourg

Bernard Tapie est sorti de son silence vendredi pour commenter son retour aux affaires. Pas question de considérer le rachat des journaux du groupe La Provence comme la première étape d'un retour en politique, selon lui. L'homme d'affaires en a également profité pour régler ses comptes avec le gouvernement, et plus précisément Arnaud Montebourg qui selon lui a tenté d'empêcher le rachat des journaux. Le ministre du Redressement productif a réagi par communiqué, en niant toute implication de l'Etat dans le dossier.

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La rédaction de RTL Journalistes RTL

"Pas de traitement de défaveur de la part de la République"

"Tout le cabinet Montebourg a travaillé à mort pour empêcher cette initiative d'aboutir", a assuré Bernard Tapie au journal de France 2. Réplique immédiate du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. "L'offre de l'alliance Tapie-Hersant n'a bénéficié d'aucun traitement de faveur ou de défaveur de la part de la République". Voilà la teneur de la passe d'armes que se sont livrés les deux hommes à distance, vendredi soir.
  
"Le ministère (...) tient à rappeler que dans le dossier Hersant, ses équipes et notamment le CIRI (NDLR : Comité interministériel de restructuration industrielle) ont travaillé avec beaucoup de sérieux au côté des différents repreneurs en compétition", a détaille Arnaud Montebourg dans un communiqué. Il a en outre rappelé que "GHM (NDLR : Groupe Hersant Médias) emploie 3.200 salariés dont l'existence était menacée". "C'est ce seul motif qui guide l'action" du ministère, a-t-il insisté.
  
L'interview de Bernard Tapie :

Le gouvernement craint-il un retour en politique ?

Bernard Tapie s'exprimait pour la première fois publiquement depuis qu'il a racheté mercredi, en alliance avec la famille Hersant, les titres restants du Groupe Hersant Médias (GHM), dont La Provence et Nice Matin, son offre ayant été retenue par les banques créancières du groupe. Déjà le 9 décembre, alors qu'il avait annoncé avoir jeté l'éponge, il avait accusé le ministère de l'Economie d'avoir "fait le monde entier pour essayer de trouver, coûte que coûte, un (autre) repreneur, parce que celui qui est là ne lui plaît pas". "On est plus en Corée du Nord qu'en France, surtout quand il s'agit d'une entreprise de presse", avait-il lancé.

Interrogé par France 2 sur les rumeurs d'une tentative venant même de l'Elysée pour court-circuiter son projet, il a répondu : "On le dit. Et, franchement, on a de bonnes raisons de le croire". "C'est très inquiétant", a-t-il estimé, ajoutant que cette intervention supposée obéissait à des "motifs minables". "Tout l'appareil de l'Etat se met en travers simplement parce qu'ils ont peur que je devienne un candidat à la mairie de Marseille", a-t-il affirmé. Or, "je n'ai plus envie d'être élu, parce que, d'abord, il n'y a rien qui dit que je le serais". "Le rôle qu'on peut jouer dans la presse locale au service des populations est largement aussi important que ce qu'on peut faire en étant un élu", a-t-il ajouté.   

La carrière de Bernard Tapie

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