1 min de lecture Politique

Pas d'accord à gauche pour les Législatives : à qui la faute ?

Le PS et ses alliés ont échoué à trouver un accord pour les élections législatives avec le Front de gauche sur des candidatures uniques dans des circonscriptions, en particulier là où la gauche risque d'être éliminée du second tour en raison de la force du Front national. Vendredi, chacun s'est renvoyé la balle : les socialistes soulignent des désaccords au sein du Front de gauche (PCF et Parti de gauche), leurs alliés dénoncent une certaine hégémonie.

Une division potentiellement dangereuse

Pour se maintenir au deuxième tour, il faut soit obtenir 12,5% des inscrits soit arriver en deuxième position. Dans des circonscriptions très marquées à droite, le risque existe qu'aucun parti de gauche ne remplisse ces deux conditions. C'est pour cette raison que les partis de gauche négociaient. Leur nombre varie de 29, selon le PCF, à 90, selon EELV, tandis que les socialistes les évaluent à 55.
  
L'échec de ces négociations a provoqué une inquiétude. Martine Aubry, première secrétaire du PS, a "regretté" l'absence d'accord. David Corman, pour EELV (Europe Ecologie-Les Verts), a expliqué de son côté craindre que la gauche n'ait de majorité à l'Assemblée le 17 juin, tandis que le président du PRG (Radicaux de gauche), Jean-Michel Baylet parlait "d'erreur politique", demandant une reprise des négociations.
  
De son côté, le PCF a jugé "irresponsable" cet échec, y voyant "un très mauvais signe pour le rassemblement nécessaire à gauche", Lydie Benoît, responsable élections pour le PCF utilisant même le terme de "gâchis". Le Parti de Gauche, a lui aussi "regretté profondément" cette absence d'accord.
  
Pourquoi cette situation alors que mercredi, le Front de Gauche se disait "prêt à signer" un accord, estimant que "tout échec serait incompréhensible" et qu'il y a dix jours, Martine Aubry assurait que les "discussions" étaient "sur la bonne voie" ?
  
Vendredi, chacun des partis a cherché à rejeter la faute sur l'autre.

Le Parti de gauche mis en cause

Selon Martine Aubry, il n'y a pas eu d'accord, "parce qu'il y a des désaccords au sein du Front de gauche" (PCF et Parti de gauche). "Le travail a été mené avec le Parti communiste dans de très bonnes conditions, un très bon climat", a-t-elle ajouté.
  
"Le PG demandait des circonscriptions sans risque FN et même dans les circonscriptions avec risque d'élimination de la gauche on n'y arrivait pas", a expliqué Christophe Borgel, responsable des élections au PS". "On était prêt à quelques accords dans des circonscriptions sans risque FN", a-t-il dit, citant la 4e de Côte d'Armor, la 2e de Dordogne, la 3e du Jura, la 11e du Rhône, la 1ère des Pyrénées-Orientales.
  
David Corman, pour EELV, a parlé d'"échec collectif", tout en critiquant lui aussi l'attitude du Front de Gauche.

Le PRG, de son côté, a dénoncé une "attitude hégémonique du PS".
  
Pour le PCF, Lydie Benoît a souligné qu'il n'y avait pas d'accord à la table des négociations sur le nombre de circonscriptions concernées et a reconnu qu'il y avait désaccord "dans la répartition des circonscriptions au sein du FG", entre PCF et le PG.
  
Eric Coquerel (PG) s'est défendu en expliquant que son parti demandait "d'avoir une circonscription gagnable dans cet accord. Ça nous a toujours été refusé, quelle que soit la proposition que nous faisions. A partir de là, ce n'est plus un accord, c'est un diktat". Le PG a cependant annoncé son retrait de deux circonscriptions comportant selon lui un risque d'élimination de la gauche, la 7e de Moselle et la 1ère de l'Aube, sans demander de "contrepartie".

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Politique Législatives 2012 Parti socialiste
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