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Otages d'Arlit : la véritable histoire de leur libération

INFO RTL - Contrairement à ce qui a été dit, aucune officine française n'a participé à la libération des otages d'Arlit.

Pour Jean-Christophe Rufin, il est "plausible" qu'une rançon de 20 à 25 millions d'euros ait été versée pour la libération des quatre ex-otages français.
Pour Jean-Christophe Rufin, il est "plausible" qu'une rançon de 20 à 25 millions d'euros ait été versée pour la libération des quatre ex-otages français. Crédit : AFP / KENZO TRIBOUILLARD
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La rédaction numérique de RTL
et Christophe Decroix

Depuis la libération des quatre otages français d'Arlit, beaucoup de choses ont été racontées sur la façon dont ils ont été libérés. Une officine privée française a été évoquée. En réalité, selon les informations de RTL, aucune officine de la sorte n'a été partie prenante depuis que François Hollande a demandé au Président du Niger de s'occuper de cette affaire.

Les négociations ont été menées durant des mois par des Touaregs du Niger sans l'interférence d'aucune officine extérieure. Les otages ont été libérés le 29 octobre mais tout s'est mis en place aux alentours du 17 octobre. Deux pick-up sont partis de Kidal, au Mali. A leurs bords, les émissaires nigériens et des Maliens connaissant bien la région. Ils ont foncé vers le nord, vers les régions désertiques où le rendez-vous avait été fixé avec les ravisseurs.

À ce moment-là, les téléphones portables sont éteints, la région est sur écoute et il a été garanti aux kidnappeurs qu'ils ne pourront pas être repérés et attaqués. Il y a eu une parole donnée mais le groupe chargé de récupérer les otages s'interroge : pourquoi les ravisseurs mettent ils autant de temps à revenir ? Le groupe va attendre douze longues journées dans le désert en changeant régulièrement de place pour ne pas attirer l'attention.

Des contreparties mais pas forcément financières

Le 29 novembre, c'est enfin le dénouement. Les otages sont là et sains et sauf. Les téléphones se rallument pour appeler l'hélicoptère qui doit les ramener au Niger. Il mettra 8 heures avant d'arriver. À bord de l'hélicoptère, trois agents de la DGSE sont là pour sécuriser la dernière partie du voyage.

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Selon la source contactée par RTL, l'argent n'était pas la première motivation des ravisseurs. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu compensation. Toujours selon cette source, c'est surtout l'assurance de voir libérer certains de leurs hommes emprisonnés qui a pesé sur la décision des ravisseurs.

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