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Otages au Niger : Daniel et Françoise Larribe "tirent un trait" sur le passé

Daniel Larribe et son épouse Françoise se sont rendus dans le Lot, sa région d'origine. L'occasion d'affirmer qu'il "tire un trait" sur ses trois ans de captivité.

Daniel et Françoise Larribe à Saint-Céré (Lot) le 13 novembre 2013.
Daniel et Françoise Larribe à Saint-Céré (Lot) le 13 novembre 2013. Crédit : REMY GABALDA / AFP Archives
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"On tire un trait". C'est le frère de Daniel Larribe, Claude, qui a résumé la situation. L'ex-otage au Niger s'est rendu à Saint-Céré (Lot) dans la commune où il est né. Avec son épouse Françoise, il a retiré la banderole de soutien aux otages accrochée au fronton de la mairie. Une manière de commencer à tourner la page après 1.139 jours de captivité aux mains d'Aqmi.

Le visage émacié mais l'air d'être en bonne forme, sa courte barbe taillée avec soin, Daniel Larribe a remercié le comité de soutien de la ville. Aux 300 habitants venus le saluer, il a expliqué que cela lui fait "chaud au cœur de revoir tout le monde". "Je veux dire ma gratitude à tous ces comités sans lesquels notre libération n'aurait pas été possible". Il a rendu également hommage à son employeur Areva qui" a oeuvré dans l'ombre" et surtout à son épouse, qui a elle aussi été retenue en otage pendant cinq mois, qui " a managé la communication et l'approche des politiques".

Remercier les comités de soutien

Le directeur de production d'Areva de 62 ans, vivement applaudi, est passé de groupe en groupe. Après l'austérité du désert, la crainte, les geôliers, il a reçu les embrassades des Lotois, des anciens copains d'école se rappelant à son souvenir. Il a savouré son "retour à la liberté et à la démocratie". Mais le vertige du retour n'est pas complètement surmonté. "Nous sommes en phase d'atterrissage, j'ai mis le train arrière sur la piste, maintenant il faut basculer et mettre le train avant", a-t-il dit aux journalistes. "Ensuite je vais vivre, me reposer, prendre un peu de distance par rapport à cette expérience malheureuse".

Mais l'heure du retour au calme n'est pas encore venue. Après un séjour éclair dans le Gard où réside le couple, les Larribe sont attendus vendredi 15 novembre à Paris pour rencontrer "les collègues d'Areva qui s'étaient fortement impliqués", explique Daniel. L'ancien otage va ensuite continuer de rendre visite aux comités qui l'ont soutenu. "Il faut rendre la pareille, on le fait tranquillement, posément", a t-il déclaré, sans se départir d'un sang-froid qui a dû l'aider à ne pas désespérer pendant les trois années de captivité.

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Il a évoqué Thierry Dol, l'ingénieur martiniquais dont il n'a jamais été séparé et avec lequel il a tenté une évasion en février 2012. "C'est sûr, cela tisse un lien, trois ans avec cette personne". Les quatre otages français au Niger ont été libérés le 29 octobre, après trois ans de captivité.

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