1 min de lecture Faits divers

Mort du petit Enzo : le beau-père condamné à 20 ans

Les assises de Seine-et-Marne ont rendu leur verdict dans le procès des bourreaux du petit Enzo. Le beau père a été condamné vendredi à 20 ans de prison comme le réclamait l'avocat général. Le petit garçon de deux ans était mort sous ses coups en 2008. La mère, elle, écope de cinq ans de détention, dont trois ferme. Elle avait couvert son compagnon à l'époque.

Le petit Enzo et son père Salim, avant le drame de 2008
Le petit Enzo et son père Salim, avant le drame de 2008 Crédit : DR
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et Sina Mir

Obligations de soins

Enzo avait été frappé le 18 mai 2008, cogné par terre et contre les meubles de la salle de bains par Chevalier. Il avait même tiré sur l'enfant à trois ou quatre reprises avec un pistolet à billes, le touchant au visage.

Il avait été emmené le lendemain à l'hôpital à l'initiative de sa nourrice. Il avait fait le 21 mai l'objet d'un signalement pour suspicions de maltraitance transmis au procureur de la République via le Conseil général, avant d'être rendu à sa mère le 29 mai, faute d'éléments prouvant la maltraitance.

Julien Chevalier, 31 ans, devra en outre purger une période de sûreté des deux tiers de la peine. Il a été condamné à un suivi socio-judiciaire de 7 ans et à une injonction de soins. Il a également été condamné à ne pas exercer une activité en lien avec les mineurs.

La mère, elle, a été condamnée à une obligation de soins psychologiques en plus de sa peine d'emprisonnement. Elle a déjà effectué 21 mois de prison avant d'être placée sous contrôle judiciaire. Mais vendredi, elle n'a pas fait l'objet de mandat de dépôt à l'audience.

Julien Chevalier "demande pardon"

Le père de l'enfant, Salim Gueddouchi, a lui estimé que ce procès "fort en émotion", a permis de "faire ressortir les responsabilités, en mémoire d'Enzo".
  
"Il est directement responsable de la mort d'Enzo, il a fait quelque chose de monstrueux mais ce n'est pas un monstre", s'est défendu durant l'audience Me Robert Gastone, avocat de Chevalier.

 Les "coups terribles portés à l'enfant sont identiques à ceux que Julien a reçus quand il était enfant", a indiqué Me Gastone après avoir énuméré les condamnations de différents membres de la famille de Julien, pour des faits de violence ou de viol sur mineur. "Dans cette famille, le mineur est un fléau" et Julien "est dépassé par son histoire", a martelé l'avocat. 

 "Qu'y a-t-il de plus barbare, de plus lâche, de plus violent que de s'en prendre à un enfant fragile ?", s'est interrogé l'avocat général, qualifiant Chevalier de "bombe humaine à retardement".
  
"Je n'ai pas voulu ce qui est arrivé, je demande pardon", a dit M. Julien Chevalier avant que la cour ne se retire délibérer.

Revenant sur "une enquête difficile et contestée", l'avocat général a concédé qu'il y a "peut être eu un problème de méthode", tout en affirmant qu'"on doit éviter que ce type de résultat ne revienne".

(Avec dépêches)

Lire la suite
Faits divers Disparition Enfance
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants