1 min de lecture Faits divers

Mort de Marina : l'Etat pas responsable, selon la justice

Le tribunal d'instance du XIIIe arrondissement de Paris a écarté la responsabilité de l'Etat dans l'affaire de la jeune Marina, 8 ans, morte en 2009 des coups de ses parents. Ils ont été condamnés, en juin 2012, à trente ans de réclusion criminelle.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

La responsabilité de l'Etat a été écartée par la justice pour la mort de Marina, une enfant âgée de 8 ans, victime de coups de ses parents, a indiqué jeudi l'avocat d'une des associations.

Les deux associations de défense des droits de l'enfant, qui avaient assigné l'Etat pour faute lourde dans le suivi de Marina, ont été déboutées par le tribunal d'instance du XIIIe arrondissement de Paris, a affirmé Me Rodolphe Constantino, avocat de l'association Enfance et partage. Cette association avait assigné l'Etat au côté d'une autre association, Innocence en danger.

Agée de 8 ans, Marina est morte en 2009 à Ecommoy (Sarthe) sous les coups de ses parents. L'enfant avait fait l'objet d'un signalement, classé sans suite par le parquet. Deux institutrices de Marina avaient notamment relevé, à de multiples reprises, des traces de coups sur le corps de l'enfant, signalées à la directrice de l'école.

"J'ai mal pour la mémoire de Marina"


Les parents de Marina ont été condamnés, en juin 2012, à 30 ans de réclusion criminelle pour actes de torture et barbarie ayant entraîné la mort. Les deux associations réclamaient la somme d'un euro symbolique et une condamnation pour "faire bouger les choses" en matière de protection de l'enfance.

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"Je suis en colère", a commenté la présidente d'Enfance et Partage, Christiane Ruel. "On l'avait dit dès le départ : Marina, c'est l'affaire qu'on ne laisserait pas passer", a-t-elle ajouté. "J'ai mal pour la mémoire de Marina et pour toutes les personnes qui travaillent pour la protection de l'enfance", a-t-elle déclaré. Si elle exclut, a priori, de faire appel de la décision, la présidente d'Enfance et Partage envisage de "(remonter) à l'assaut", "si une autre affaire se présente" qui mette en évidence des dysfonctionnements.

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