1 min de lecture Jean-Marc Ayrault

Montebourg et Parisot s'en prennent, chacun de leur côté, à "The Economist"

L'hebdomadaire britannique "The Economist" s'est retrouvé vendredi sous le feu croisé du ministre du Redressement productif et de la présidente du Medef. Arnaud Montebourg a répondu par l'ironie à la "Une" sur "la bombe à retardement" française en comparant l'hebdomadaire libéral britannique à un "Charlie Hebdo de la City". Laurence Parisot a déploré pour sa part un titre "tout à fait exagéré", mais a estimé que cette couverture provocatrice recouvrait "quelque chose de juste".

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La rédaction numérique de RTL
et Daniel Caron

Montebourg: "The Economist, c'est le Charlie Hebdo de la City"

Dans son édition du 17 novembre, "The Economist" publie un dossier spécial de 14 pages sur la France sous le titre "La bombe au retardement au sein de l'Europe" avec pour illustration sept baguettes de pain ceintes d'un ruban bleu-blanc-rouge, telles des bâtons de dynamite, et reliées à une mèche allumée.

"Ce sont des caricatures dignes de Charlie Hebdo", a réagi Arnaud Montebourg. "Franchement, 'The Economist' ne s'est jamais distingué par son sens de la modération. C'est le Charlie Hebdo de La City", a-t-il ajouté sans plus de commentaires.

Dans l'édition de vendredi du "Financial Times", le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, souligne sans citer "The Economist" que "la France n'est pas l'homme malade de l'Europe". Et d'ajouter : "La France reste la cinquième puissance économique mondiale en pleine possession de ses ressources mais qui doit retrouver sa compétitivité". Il déplore une entreprise de "French bashing" (littéralement, de "dénigrement de la France") qu'il juge "absurde et infondée".

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a déploré pour sa part vendredi une "Une" et un titre "tout à fait exagérés" mais a estimé que cette couverture provocatrice recouvrait "quelque chose de juste". "La France est au coeur de l'Europe. Si la France s'effondre, c'est toute l'Europe qui s'effondre", a-t-elle jugé.

Jeudi, en marge d'un déplacement à Berlin, Jean-Marc Ayrault avait dénoncé "l'outrance" de The Economist "pour faire vendre du papier". La France, avait ajouté le Premier ministre français sur i-Télé, n'est pas du tout "impressionnée".

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