1 min de lecture Environnement

COP23 : la présidence fidjienne essaie d'accélérer les discussions

Dans un vibrant appel à l'action contre le réchauffement climatique, les Fidji appellent à faire souffler sur Bonn l'esprit "bula" (solidarité) et misent sur le concept de "talanoa" (dialogue inclusif).

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COP23 : la présidence fidjienne essaie d'accélérer les discussions
Crédit Média : Virginie Garin Crédit Image : AFP / PATRIK STOLLARZ

Ce n'était pas évident d'organiser une conférence pareille sur une île dans l'océan Pacifique, à 10.000 kilomètres de l'Europe. Donc la COP23 est en Allemagne. Mais c'est le président fidjien Frank Bainimarama, qui dirige les débats. Les Fidjiens n'ont pas de temps à perdre. Car comme beaucoup d'îles, leur terres vont être submergées. Mercredi 15 novembre encore, le président a lancé un appel au secours. Ces îles font déjà face à la montée de l'eau de mer. Les terres agricoles se gorgent de sel, il est de plus en plus difficiles de les cultiver. Les îles Fidji ont aussi été frappées de plein fouet l'an denier par le cyclone Winston, qui a fait des dizaines de morts.

Alors les Fidjien ont un style très particulier de négociations. Ils veulent faire souffler "l'esprit Bula" de convivialité et appliquer le "talanoa", une façon pour les tribus locales de dialoguer en faveur du bien commun. Ce dialogue ne va pas s'arrêter à Bonn, il va durer toute l'année. Car pour les îles, c'est la dernière chance.

Ce n'est pas de leur faute si le climat se réchauffe. C'est plus celle des pays industrialisés qui ont longtemps pollué, et qui doivent les aider à financer des digues, des systèmes d'alerte quand il y a un cyclone, ou même acheter des terres pour reloger leurs habitants. Les îles Kiribati sont déjà à la recherche de territoires, car leur point culminant est à 3 mètres d'altitude seulement. À la fin du siècle, elles auront pratiquement disparu.

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