2 min de lecture Info

Mariage homosexuel à Bollène : les deux femmes que la maire refusait de marier ont convolé

Les deux femmes que la maire de Bollène, dans le Vaucluse, refusait de marier, se ont dit "oui" devant l'une de ses adjointes.

Deux mariées
Deux mariées Crédit : AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

"Il n'y aura pas de pardon. Ce que cette femme elle a fait il n'y aura pas de pardon, ça c'est une chose qui est certaine", a dit à la presse Amandine Gilles, l'une des jeunes mariées de Bollène, que la maire de cette petite ville du Vaucluse refusait de marier. Les deux jeunes Vauclusiennes se ont dit 'oui' ce mardi 10 septembre devant l'une de ses adjointes, à défaut d'avoir reçu l'assentiment de Marie-Claude Bompard (Ligue du sud). Il y a eu "beaucoup d'émotion" et "là pour l'instant c'est le bonheur. Après notre combat, n'est pas encore fini, mais là pour aujourd'hui...Ouf ça y est, on a ce qu'on voulait", a-t-elle ajouté.

Après le refus de Marie-Claude Bompard de les marier, Amandine Gilles et sa compagne Angélique Leroux avaient porté plainte contre la maire, pour "discrimination dans l'application de la loi en raison de l'orientation sexuelle" et "entrave à l'exécution de la loi par personne dépositaire de l'autorité publique". Dans un communiqué publié mardi, les adjoints de Mme Bompard ont apporté leur soutien à la maire, estimant qu' "en portant plainte", Mmes Gilles et Leroux "ont déclenché un mécanisme visant à la priver de son droit à la liberté d'expression, donc à sa liberté d'opinion."

"Pressions administratives, politiques, médiatiques"


Le 23 août, la maire de Bollène avait reçu les deux jeunes femmes pour leur faire part de son refus de les marier "ou de déléguer son pouvoir à un conseiller municipal, fut-il d'opposition, pour le faire à sa place", selon le communiqué. Dénonçant les "pressions administratives, politiques, médiatiques" et "judiciaires" pesant sur la maire, les adjoints précisent que "c'est donc pour éviter toute éventuelle condamnation pénale à Marie-Claude Bompard que notre collègue Jacqueline Morel a décidé, de sa propre initiative, de procéder à la cérémonie" de mariage.

Mais "cet acte ne constitue nullement une approbation de notre part de la loi Taubira", écrivent-ils en réclamant "la liberté de conscience pour les officiers d'état-civil". "Pour vous c'est un mariage? Fort bien et non pas pour moi. J'espère que vous m'accordez le droit de ne pas le penser", a commenté à la fin de la cérémonie André-Yves Beck, adjoint aux finances de Mme Bompard, devant la presse. A la suite de la plainte, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Carpentras à l'encontre de Mme Bompard.

À lire aussi
À la bande de Brouckerque, comme à Dunkerque, les "premières lignes" protègent les musiciens et lancent le "chahut". Hauts-de-France
Carnaval de Dunkerque : plongée dans l'une des fêtes emblématiques du Nord

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Info Mariage homosexuel Mariage pour tous
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants