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Marche blanche en Isère à la mémoire de Matthew et Carla, égorgés par leur père

Environ 300 personnes ont participé mercredi à une marche blanche à Charantonnay (Isère), pour rendre hommage à Matthew, 10 ans, et Carla, 5 ans, égorgés par leur père britannique près de Lyon.

micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le cortège, parti de l'école où étaient scolarisés les deux enfants, en CM1 et en maternelle, a traversé le village de Charantonnay jusqu'à la mairie, où a été déposé un grand portrait dans un cadre photo montrant Matthew enlaçant sa petite soeur. Des enfants portaient des T-shirts et des ballons blancs. D'autres avaient épinglé les photos des deux enfants tués sur leurs vêtements.

Marie-Jeanne Chesneau, maire de Charantonnay, a pris la parole pour faire part de l'"intense émotion" de tout une population. "Nos pensées attristées vont à nos petits anges disparus Carla et Matthew", a-t-elle ajouté, évoquant la "souffrance" de la mère. "Respectez notre deuil et arrêtez de nous suivre", a déclaré au micro, Romain, le frère de la mère endeuillée, protégées des objectifs des caméras par des proches, à l'adresse des journalistes présents sur place, parmi lesquels des Britanniques.

"Le village était en état de choc après la nouvelle. Il était important de pouvoir se rassembler autour de la famille", a ajouté plus tard la maire devant les journalistes. Les deux enfants ont été égorgés samedi soir par leur père, Julian Stevenson, un citoyen britannique séparé de leur mère et qui vivait près de Lyon, à Saint-Priest.

Un homme avait affiché sur son torse le panneau "justice"

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"C'est un cri de révolte contre notre société qui n'a pas les moyens de mettre en place des gardes-fous pour empêcher de tels agissements", a par ailleurs déclaré Camille Lassalle, maire de Saint-Georges-d'Espéranche, commune voisine de Charantonnay, présent avec d'autres élus à la marche, en soutien à la famille.

Le père a été mis en examen lundi pour "homicides volontaires". Interpellé samedi soir dans une rue de Lyon, ce père divorcé a avoué, dimanche en garde à vue, avoir tué ses deux enfants, après un divorce conflictuel concernant leur garde.

Il bénéficiait au départ d'un droit de visite normal de ses enfants à son domicile, jusqu'à des violences sur son épouse en 2010. Le week-end du drame était le premier où il pouvait recevoir ses enfants, chez lui, sans la présence d'un tiers, selon une source judiciaire.

C'est en venant rechercher ses enfants, samedi en fin d'après-midi, dans l'ancien appartement familial où le père vivait désormais seul, à Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon, que la mère, aide-comptable, a découvert le drame.

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