2 min de lecture Christine Boutin

Manif anti-IVG : au moins 16.000 participants à Paris

A la veille de l'examen du projet de loi pour l'égalité hommes-femmes, entre 16.000 et 40.000 personnes ont marché à Paris contre l'avortement.

Christine Boutin lors d'une manifestation anti-IVG, le 19 janvier 2014, à Paris. (archives)
Christine Boutin lors d'une manifestation anti-IVG, le 19 janvier 2014, à Paris. (archives) Crédit : PIERRE ANDRIEU / AFP
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La "Marche pour la vie" des opposants à l'avortement a réuni dimanche 19 janvier à Paris 16.000 personnes, selon la police, 40.000, selon ses organisateurs qui évoquent un "record".

A la veille de l'examen du projet de loi pour l'égalité hommes-femmes, où figurent plusieurs dispositions sur l'IVG, les manifestants ont marché de la Place Denfert-Rochereau jusqu'aux Invalides pour dénoncer une "banalisation totale" de l'interruption volontaire de grossesse.

En 2012, la manifestation avait réuni près de 7.000 personnes selon la police, 30.000 selon les organisateurs. A l'exception de 2013, où elle avait rejoint la Manif pour tous, la marche est organisée chaque année depuis 2005 par une quinzaine d'associations autour de la date anniversaire de la loi Veil de 1975, qui a légalisé l'interruption volontaire de grossesse en France. Leur marche a mis à l'honneur l'Espagne, où le gouvernement a présenté en décembre un projet supprimant quasiment l'avortement. Plusieurs parlementaires de la droite espagnole avaient fait le déplacement.

Le soutien du pape

Au mégaphone, l'orateur a "remercié l'Espagne pour l'exemple qu'ils nous donnent". "Faudra-t-il aller en Espagne pour le garder ?", interrogeaient des pancartes. Pour saluer cette évolution "avant-gardiste", de nombreux participants étaient vêtus de rouge et jaune, les couleurs du drapeau espagnol. Ils avaient reçu le soutien du pape François, qui les a invités à "maintenir vive leur attention pour ce sujet si important", samedi mois d'une semaine avant la visite au Vatican (le 24) du président François Hollande. Dans le cortège figuraient plusieurs personnalités religieuses, dont l'archevêque de Lyon, Philippe Barbarin.

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En tête, une grande banderole rouge et or revendiquait le droit d'être "Libre d'être contre l'IVG" et une autre "Avec Hollande, avorte et tais-toi". "Cette année, c'est très particulier", estime Cécile Edel, porte-parole du collectif qui réclame la suppression des deux amendements socialistes sur l'IVG introduits dans le projet de loi de la ministre du Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

Le premier vise à sanctionner les entraves à l'accès aux lieux d'information sur l'IVG. L'autre supprime l'idée de la nécessaire "situation de détresse" de la femme pour pouvoir recourir à l'IVG. Cette suppression revient à "une banalisation totale de l'avortement et une dénégation du droit à la vie inscrit dans le code civil", selon Edel. "Cela va développer encore plus les avortements eugénistes", s'est alarmé Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune.

Avec l'extension du délit d'entrave à l'IVG, "on ne pourra plus être contre l'avortement (...) sur notre site SOS femmes enceintes, nous serons obligés de donner des informations sur l'avortement", affirme en outre Mme Edel. Le projet de loi "qualifie d'+entrave+ le fait d'empêcher physiquement l'accès des femmes à des lieux d'information sur l'IVG", précise-t-on au ministère.

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