1 min de lecture Otages français

La libération des sept Français enlevés au Cameroun démentie

Les autorités françaises, nigérianes et camerounaises ont démenti jeudi les "rumeurs" sur la libération des sept otages français enlevés mardi au Cameroun. "Après vérification de nos ambassades, cette information apparaît sans fondement", a expliqué le Quai d'Orsay.

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La rédaction numérique de RTL

Démentis
"Les otages sont sains et saufs et sont aux mains des autorités nigérianes". "Ils ont été retrouvés abandonnés dans une maison dans la localité de Dikwa", à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Niger, avait d'abord affirmé à l'AFP un officier supérieur de l'armée camerounaise jeudi. Selon cette source, "les otages devraient être remis aux autorités camerounaises à Kousseri", ville située dans l'extrême nord du Cameroun.

Le ministre camerounais de l'Information, Issa Tchiroma Bakary, a parlé de "folle rumeur". Et d'ajouter : "Nous ne savons pas d'où ça vient", a-t-il dit. Le Nigéria, où les otages auraient été emmenés après avoir été enlevés dans le nord du Cameroun, a lui aussi démenti. "Ce n'est pas vrai", a déclaré Sagir Musa, porte-parole d'une unité spéciale de l'Etat de Borno, où ils auraient été découverts abandonnés dans une maison.

Kader Arif revient sur ses propos

Le ministre délégué chargé des Anciens Combattants Kader Arif a dans un premier temps confirmé des informations de presse faisant état de la libération de cette famille composée de trois adultes et de trois enfants.  "Je viens d'avoir comme information à confirmer, mais il semble qu'elle est confirmée, : nos otages au Cameroun ont été libérés", a-t-il dit lors d'un débat à l'Assemblée.

Quelques minutes plus tard, après avoir fébrilement consulté son smartphone, Kader Arif a repris la parole dans l'hémicycle. "C'était une information parue par voie de presse. Il n'y a pas pour le moment de confirmation officielle à ce stade de la libération. S'il y avait des informations elles seraient transmises de manière officielle et pas seulement par ce qui s'est exprimé dans les médias ce matin", a-t-il corrigé.

Alain Marsaud, député UMP des Français de l'étranger, dont la circonscription couvre l'Afrique, le Moyen-Orient et les pays arabes, a dit dans la foulée avoir obtenu une confirmation indirecte de l'information par des sources au Cameroun. Il a fait preuve de beaucoup de plus de réserve sur RTL à la mi-journée.

La mise en garde du Quai d'Orsay
"Les gouvernements des pays concernés, principalement le Nigéria et le Cameroun, ont également démenti. Dès le début de la matinée, dès que la rumeur a commencé à circuler, le Quai d'Orsay, à travers le centre de crise, a bien évidemment informé au premier les familles de ce que cette information n'était pas recoupée et qu'il fallait la prendre avec la plus grande prudence", a déclaré le directeur du centre de crise du ministère français des Affaires étrangères.

Plus tôt dans un communiqué, le ministère avait "mis en garde contre la propagation d'informations prématurées."

Mercredi soir, la famille avait été localisée dans la petite ville de Dikwa, dans l'Etat nigérian de Borno, aux confins du Nigeria, du Cameroun et du Niger, selon des sources concordantes de l'armée et des services de sécurité camerounais. Des gendarmes français participaient depuis mardi au Cameroun à l'enquête sur l'enlèvement de sept Français - dont quatre enfants -, qui n'a pas été revendiqué mais que Paris attribue à la secte islamiste nigériane Boko Haram.
Cameroun : confusion sur le sort des otages

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