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Les médecins se mettent en grève pour exprimer leur ras-le-bol

Les blouses blanches en ont marre. Et elles le font savoir, à travers une grève illimitée des chirurgiens libéraux dans les cliniques, doublée d'un mouvement d'internes dans les hôpitaux publics à partir de lundi. Une façon d'exprimer leur colère face à un gouvernement qui, selon eux, les stigmatise. Les internes veulent notamment défendre leurs conditions de travail et leur liberté d'installation. Invitée de RTL dimanche matin, la ministre de la Santé Marisol Touraine s'est voulue rassurante : elle ne croit pas aux mesures autoritaires pour éliminer les déserts médicaux en France.

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La rédaction numérique de RTL

Touraine : "Je ne crois pas aux mesures autoritaires"

Le gouvernement "n'a pas la moindre intention de remettre en cause la liberté d'installation des médecins", a affirmé Marisol Touraine pour RTL.
  
"Je voudrais dire très fortement aux internes, à qui certains expliquent que leur liberté d'installation serait remise en cause, qu'il n'en est rien. Le gouvernement n'a jamais eu et n'a pas la moindre intention de remettre en cause ce principe important pour la médecine française qui est celui de la liberté d'installation des médecins à l'issue de leurs études".

Interrogée sur les moyens de réduire les déserts médicaux en France, la ministre a dit: "Je ne crois pas aux mesures autoritaires. Je crois que les médecins sont engagés dans ce métier avec passion, avec implication, et sont attachés à leur liberté d'installation. D'un autre côté, les Français sont soucieux de pouvoir choisir leurs médecins", a-t-elle affirmé.
  
Toujours la question des dépassements d'honoraires

Toutefois, selon elle, le gouvernement ne peut "pas rester les bras ballants face aux déserts médicaux". "Des mesures sont d'ores et déjà annoncées" et "dans quelques semaines j'aurai l'occasion de présenter un plan d'ensemble global qui repose en partie sur l'incitation financière" mais celle-ci "ne sera pas l'essentiel", a dit la ministre.

L'accord d'encadrement des dépassements d'honoraires médicaux, signé le 25 octobre sous la pression de la ministre de la Santé Marisol Touraine, et jugé trop contraignant par les protestataires, cristallise lui aussi le mécontentement.

La grève des chirurgiens libéraux va concerner 70% des cliniques privées de France, soit environ 700 établissements, selon la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP). Les chirurgiens ont prévu de manifester mercredi. Les interventions prévues ont pour la plupart été repoussées. Pour les urgences, certains patients pourraient être dirigés vers les hôpitaux publics.

"Les médecins ne sont pas des pigeons

Au total 28 syndicats et organisations professionnelles de médecins participent au mouvement, selon les organisateurs. Au-delà de la question des dépassements, la colère des médecins libéraux contre le gouvernement s'est répandue sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, sur le thème "les médecins ne sont pas des pigeons". Pour fédérer le mouvement, une association a été créée, l'Union française de la médecine libre (UFML), présidée par un généraliste de Haute-Garonne, le Dr Jérôme Marty de Fronton.

Attachés aux dépassements d'honoraires, les internes insistent aussi sur la détérioration de leurs conditions de travail. Ils défileront lundi de la gare Montparnasse au ministère de la Santé (7e).

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