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Législatives : qui sont les ténors de la droite en danger ?

Il n'y a pas que les ministres du gouvernement qui tremblent. Côté UMP et Nouveau centre, certains poids-lourds de l'équipe Fillon pourraient également essuyer une défaite lors d'élections législatives périlleuses. La menace est double : sur la gauche se se profile l'hypothèse d'une vague rose, sur la droite la perspective de bons résultats du FN. Les projections ne tiennent pas compte de l'équation personnelle des candidats, de gauche comme de droite, ni d'éventuelles dissidences locales. Mais à l'aune des résultats de l'élection présidentielle dans chacune des circonscriptions, il est possible d'entrevoir ce qui se passera lors du vote des 10 et 17 juin.

Ils sont tranquilles

Parmi les ténors de l'UMP regardés par leurs camarades avec jalousie : Bernard Accoyer (Haute-Savoie), François Fillon (Paris), Patrick Ollier (Hauts-de-Seine), Valérie Pécresse (Yvelines), Thierry Mariani (Français de l'étranger) devraient être élus sans peine. Marc-Philippe Daubresse (Nord), Jérôme Chartier (Val d'Oise), Frédéric Lefebvre, Marie-Anne Montchamp (Français de l'étranger), Hervé Morin (Eure) ou Alain Marleix (Cantal) ne devraient pas non plus se faire trop de cheveux blancs.
  
Michèle Tabarot et Lionnel Luca (Alpes-Maritimes), presque certains de retrouver le FN en face d'eux au second tour, n'ont eux que peu de soucis à se faire, vu le score très élevé de Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle dans leur circonscription.
  
Pour d'autres figures de l'UMP ou du Nouveau centre, se profilent des scénarios beaucoup plus dangereux.

Le FN les menace

Selon un décompte de l'AFP, le maintien du candidat FN serait possible dans près de 200 circonscriptions si jamais celui-ci fait aussi bien que Marine Le Pen à la présidentielle (17,9% au niveau national le 22 avril), et que la participation s'affiche à environ 60% comme au premier tour des législatives en 2007 et 2002. Il faut au moins 12,5% des inscrits pour se maintenir au second tour, à moins d'être dans les deux premiers.
  
Dans de telles circonstances le patron de l'UMP Jean-François Copé pourrait être mis en ballottage défavorable à Meaux (Seine-et-Marne)...


Risquent aussi un ballottage, plus ou moins favorable, Christian Jacob, dans le même département, Eric Ciotti, Christian Estrosi (Alpes-Maritimes), Dominique Bussereau (Charente-Maritime), Bruno Le Maire (Eure), Benoist Apparu (Marne), François Baroin (Aube), Luc Chatel (Haute-Marne), François Sauvadet (NC, Côte d'Or), Maurice Leroy (NC, Loir-et-Cher), Nadine Morano (Meurthe-et-Moselle), Eric Woerth (Oise).

Schéma classique contre la gauche

D'autres font face, outre le risque d'une extrême droite forte, à un score élevé de la gauche dans leur circonscription : Jean-Louis Borloo (Nord), Yves Jégo (Seine-et-Marne), Eric Raoult (Seine-Saint-Denis), Hervé Mariton (Drôme), Xavier Bertrand (Aisne), Laurent Wauquiez (Haute-Loire).
  
Il n'est pas dit toutefois que les partis de gauche en profitent : PS, EELV, PCF et PG ont échoué vendredi à trouver un accord sur des candidatures uniques dans les quelques dizaines de circonscriptions où existe un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour à cause du Front national.
  
Par ailleurs, plusieurs figures de la droite ne sont menacées, plus traditionnellement, "que" sur leur gauche : ainsi, dans la circonscription de Nathalie Kosciusko-Morizet (Essonne), François Hollande a fait pratiquement jeu égal avec Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle.
  
Dans les circonscriptions de Georges Tron (Essonne), Michèle Alliot-Marie (Pyrénées-Atlantiques), Valérie Rosso-Debord (Meurthe-et-Moselle), André Santini (NC, Hauts-de-Seine), Renaud Muselier (Bouches-du-Rhône) ou encore Hervé Novelli (Indre-et-Loire), le nouveau président était même devant Nicolas Sarkozy.

Pour Marie-Luce Penchard (Guadeloupe) et Jean-Christophe Lagarde (NC, Seine-Saint-Denis), l'équation semble impossible.

Victimes de tirs amis ?

Enfin, plusieurs personnalités doivent affronter de la concurrence dans leur propre camp : Rama Yade (Parti radical, Hauts-de-Seine), Claude Guéant (même département), Henri Guaino (Yvelines) et Nicolas Dupont-Aignan (Essonne) risquent d'être mis en ballottage par des candidats de droite ou du centre.

(avec AFP)

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Législatives : qui sont les ténors de la droite en danger ?
Il n'y a pas que les ministres du gouvernement qui tremblent. Côté UMP et Nouveau centre, certains poids-lourds de l'équipe Fillon pourraient également essuyer une défaite lors d'élections législatives périlleuses. La menace est double : sur la gauche se se profile l'hypothèse d'une vague rose, sur la droite la perspective de bons résultats du FN. Les projections ne tiennent pas compte de l'équation personnelle des candidats, de gauche comme de droite, ni d'éventuelles dissidences locales. Mais à l'aune des résultats de l'élection présidentielle dans chacune des circonscriptions, il est possible d'entrevoir ce qui se passera lors du vote des 10 et 17 juin.
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2012-05-20 19:26:00