1 min de lecture Nicolas Sarkozy

Législatives : Sarkozy demande à ses ouailles de rester unies

Au lendemain de sa défaite à l'élection présidentielle, face au socialiste François Hollande, Nicolas Sarkozy a réuni pendant une quarantaine de minutes à l'Elysée les principaux dirigeants de l'UMP et des formations alliées, dont Jean-Louis Borloo (Parti radical), Hervé Morin (Nouveau Centre), Jean-Marie Bockel (Gauche moderne), Christine Boutin (chrétiens démocrates) et Frédéric Nihous (Chasse, pêche, nature et tradition). Lors de cette réunion, le Président sortant a exhorté la "famille" UMP à rester unie, à "jouer à fond" les élections législatives et à se trouver ensuite un "nouveau chef". Le chef du gouvernement, François Fillon, et le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, rivaux potentiels pour sa succession à la tête de la droite et du centre droit et pour la présidentielle de 2017, étaient également présents.

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La rédaction numérique de RTL
et Jérôme Florin

"Restez unis"

Selon un participant, Nicolas Sarkozy a "refait le film de la campagne, remercié tout le monde, dit quel était son état d'esprit", évoqué les prochaines échéances - la passation de pouvoir du 15 mai, les législatives de juin ...- et son avenir.
   
"Jouez à fond les législatives", leur a recommandé le chef de l'Etat sortant, qui a demandé aux présents d'éviter de se faire la guerre pendant cette prochaine campagne. "Pour la suite, restez unis et évitez les petites chapelles", a-t-il ajouté, ce qu'un participant a interprété comme une critique de l'idée de Jean-François Copé d'organiser des courants au sein de l'UMP.
   
"La famille se trouvera un nouveau chef", a encore dit Nicolas Sarkozy, qui a confirmé son intention de prendre du recul et de redevenir "un militant parmi les militants", tout en assurant qu'il serait "toujours là" et que ses amis politiques pourraient "compter sur lui", a rapporté un des invités. Selon Le Figaro, le Président sortant a clairement expliqué qu'il arrêtait définitivement la politique "opérationnelle".

Turbulences à venir

Conscient des risques et soucieux de maintenir son leadership, Jean-François Copé a annoncé dès la semaine dernière qu'il appliquerait les statuts - une première là aussi depuis 2002 - pour permettre à chaque "sensibilité" de s'exprimer en "mouvement", autonomie financière à la clef.

Il s'agit de tout faire pour maîtriser les turbulences. Car c'est inédit à l'UMP : sonné par la défaite de son son champion face à François Hollande, le grand parti de la droite et du centre se retrouve pour la première fois dans l'opposition depuis sa création il y a tout juste dix ans.

Et il doit affronter de sérieuses difficultés, avec des centristes qui pourraient être tentés de prendre la poudre d'escampette face à la dérive "droitière", aux yeux de certains, de la campagne de Nicolas Sarkozy. Sans oublier la menace du Front National, Marine Le Pen attendant en embuscade tout signe d'implosion de l'UMP pour récupérer l'aile droite du parti.

Le député UMP de la Gironde, membre du collectif la Droite populaire, Jean-Paul Garraud, a posé lundi la question du "rapprochement" avec le FN, en se demandant s'il fallait devenir "pragmatique" ou rester "dans les blocages idéologiques".

 La question du rapprochement avec le FN a déjà agité l'UMP durant l'entre-deux-tours de la Présidentielle, avec des déclarations dans "Minute" du ministre de la Défense sortant Gérard Longuet, qualifiant Marine Le Pen d'"interlocuteur qui n'est pas bienveillant mais qui, au moins, n'est pas disqualifié".

Gérard Longuet avait ensuite précisé que "la seule majorité de gouvernement possible (était) l'alliance du centre et de la droite républicaine". Nicolas Sarkozy et le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, ont également écarté toute idée d'accord avec le FN. De son côté, Marine Le Pen s'y déclare aussi opposée.
   
En retrait dans la campagne
   
Nicolas Sarkozy, de son côté, ne jouera aucun rôle dans la campagne législative et évoquera sa reconversion professionnelle à la rentrée prochaine. "Après le 15 mai, il se retrouvera en famille pour se reposer et prendra à la rentrée des décisions personnelles", a précisé un participant.
   
Nicolas Sarkozy a assuré qu'il retournerait au Plateau des Glières, haut lieu de la Résistance, en Haute-Savoie, où il a pris l'habitude de se rendre en pèlerinage depuis 2007, mais pas cette année, pour éviter la cohue médiatique.

La plupart des participants se sont ensuite retrouvés au siège de l'UMP, dont le bureau politique a débattu de la mise en ordre de bataille du parti pour les législatives.

Nicolas Sarkozy avait pour sa part reçu en fin de matinée le président ivoirien Alassane Ouattara, un de ses derniers actes de chef de l'Etat.

Il présidera mardi à Paris les cérémonies de commémoration de la capitulation de l'Allemagne nazie, auxquelles participera aussi, à son invitation, François Hollande. Il sera à la tête, mercredi, de son dernier conseil des ministres.

2012 et vous OK

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