1 min de lecture Justice

Le patron séquestré pendant 9 jours retrouve ses agresseurs

Pendant 9 jours, en 2008, Isaac Setti, gérant d'une entreprise de BTP du Val d'Oise, avait vécu un enfer. Il avait d'abord été enlevé, puis séquestré par de faux policiers. Ses trois ravisseurs réclamaient 350.000 euros pour sa libération et menaçaient de tuer leur otage. Depuis jeudi matin, le procès s'est ouvert devant les assises au tribunal de Pontoise.

Georges Brenier et La rédaction numérique de RTL

"Arrestation", "enlèvement", "détention" et "séquestration"

Quatre hommes de 31 à 41 ans accusés d'avoir enlevé et séquestré un chef d'entreprise de Garges-les-Gonesses (Val-d'Oise) en juillet 2008 afin d'obtenir une rançon, seront jugés à partir de jeudi devant la cour d'assises du Val-d'Oise.

Trois d'entre eux, originaires d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et placés en détention provisoire, comparaîtront pour "arrestation", "enlèvement", "détention" et "séquestration". Le quatrième, placé sous contrôle judiciaire, sera jugé pour "complicité".

Onze personnes se sont portées partie civile dans ce procès, pour lequel les ravisseurs présumés encourent 30 ans de réclusion criminelle.

Retour sur les faits

Le chef d'entreprise, Isaac Setti, avait été enlevé le 4 juillet à l'aube par un commando de faux policiers, circulant à bord d'une voiture équipée d'un gyrophare, alors qu'il se rendait en voiture au siège de sa société de BTP, à Garges-les-Gonesses.

Transporté dans un appartement de Mitry-Mory (Seine-et-Marne), il avait été séquestré pendant neuf jours par ses ravisseurs, les pieds attachés avec du scotch, sur un matelas posé à même le sol. Pour sa libération, ses ravisseurs avaient exigé le versement, par son frère, d'une rançon de 350.000 euros.

Ce dernier avait aussitôt alerté la police. Craignant un enlèvement à caractère antisémite, compte-tenu de la confession de la victime, les enquêteurs avaient mis en place un système d'écoutes et de surveillance, accompagnant le frère de la victime, en toute discrétion, dans ses négociations.

Après d'intenses tractations et un long jeu de piste, les kidnappeurs avaient finalement été interpellés le 12 juillet, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), lors de la remise de la rançon. Au cours de l'opération, Isaac Setti avait été libéré sain et sauf.

L'ombre de l'affaire Halimi

Selon son avocat, le chef d'entreprise, victime de violences durant sa détention, a toutefois conservé des nombreuses séquelles de sa séquestration. "Cet épisode a profondément modifié son mode de vie. Il est devenu très craintif lorsqu'il se déplace seul", affirme Me Francis Vuillemin, qui précise que son client "appréhende énormément le face à face avec ses agresseurs".

Les journalistes informés de l'affaire avaient été vivement priés à l'époque de ne pas médiatiser l'affaire : le spectre de l'affaire Ilan Halimi, enlevé et torturé à mort par Youssouf Fofana et le "Gang des Barbares" flottait sur le kidnapping d'Isaac Setti.

Le verdict est attendu pour le vendredi 16 mars.

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Pendant 9 jours, en 2008, Isaac Setti, gérant d'une entreprise de BTP du Val d'Oise, avait vécu un enfer. Il avait d'abord été enlevé, puis séquestré par de faux policiers. Ses trois ravisseurs réclamaient 350.000 euros pour sa libération et menaçaient de tuer leur otage. Depuis jeudi matin, le procès s'est ouvert devant les assises au tribunal de Pontoise.
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2012-03-08 17:32:00