1 min de lecture François Hollande

Le "non" clair et net de Hollande à l'exploitation du gaz de schiste

Les écologistes peuvent être rassurés. François Hollande a indiqué vendredi que les sept demandes de permis d'exploration d'hydrocarbures vont être rejetées "sans attendre" du fait des inquiétudes locales sur le gaz de schiste. Le précédent gouvernement avait déjà annulé l'an dernier trois permis déjà accordés - à Total notamment - qui visaient le gaz de schiste, mais d'autres demandes de permis - qui ne visent en principe plus explicitement les hydrocarbures de schiste - sont toujours en cours d'instruction par l'administration.

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La rédaction de RTL et Virginie Garin

"J'ai demandé à Delphine Batho, ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie, de prononcer sans attendre le rejet de sept demandes de permis déposés auprès de l'Etat et qui ont légitimement suscité l'inquiétude dans plusieurs régions", a déclaré le président de la République.

"S'agissant de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, telle sera ma ligne de conduite tout au long de mon quinquennat", a-t-il affirmé lors de son discours d'ouverture de la conférence environnementale.

Selon des responsables, il s'agit des demandes pour des permis dits de Brignoles (Var), Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne), Montélimar-extension (Drôme et 3 autres départements), Lyon-Annecy (Savoie et 4 autres départements), Montfalcon (Isère) et Cahors (Lot et 3 départements).

Après une forte mobilisation d'opposants, la France était devenue en juillet 2011 le premier pays à bannir l'usage de la technique controversée de la fracturation hydraulique, susceptible d'entraîner des pollutions du sous-sol, bloquant ainsi de fait l'exploitation de ce gaz prisonnier des roches souterraines.

Mais depuis, les industriels du pétrole et du gaz n'ont pas rendu les armes et continuent à plaider régulièrement pour l'autorisation de l'exploration et de l'exploitation des importants gisements de gaz de schiste que recèlerait le sous-sol hexagonal, en mettant en avant les retombées économiques et en relativisant les risques pour l'environnement.

Fin août, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait déclenché un tollé chez les écologistes et les associations de défense de l'environnement en déclarant que la question de l'exploitation des gaz de schiste n'était "pas tranchée" et serait évoquée lors de la conférence environnementale. Le chef de l'exécutif avait toutefois réaffirmé l'interdiction de la fracturation hydraulique.

Le député UMP Christian Estrosi a demandé vendredi la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur le sujet.

84% des Français ont déjà entendu parler du gaz de schiste, 44% disent savoir vraiment de quoi il s'agit, dont une grande majorité est hostile à son exploitation, selon un sondage IFOP réalisé pour "Le Monde", et publié jeudi sur le site du quotidien.

(*) Sondage réalisé par téléphone les 7 et 8 septembre auprès de 967 personnes, choisies selon la méthode des quotas.

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