2 min de lecture Info

Le nombre d'avortements n'augmente pas

Le nombre d'avortements est resté stable en France en 2011, comme depuis 2006, après une dizaine d'années de hausse. Le déremboursement des pilules de 3e et 4e génération ne semble pas non plus affecter le nombre d'IVG.

studio-rtl
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Pas plus, contrairement aux idées reçues, mais pas moins non plus. Le nombre d'avortements est resté stable en France en 2011, la part des IVG médicamenteuses continuant en revanche d'augmenter, selon une étude publiée ce vendredi 21 juin. Le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) est "stable depuis 2006, après une dizaine d'années de hausse", écrit la Drees, le service statistique des ministères sociaux, qui en comptabilise 222.500 dont 13.200 outre-mer.

"D'après les données provisoires, les IVG n'ont pas augmenté non plus au cours des derniers mois de 2012", malgré l'annonce du déremboursement des pilules de 3e et 4e génération en septembre. Le taux moyen de recours à l'IVG en France est de 15,1 pour 1.000 femmes de 15 à 49 ans. C'est parmi les femmes de 20 à 24 ans qu'il est le plus élevé (27 sur 1.000 en métropole et 50 sur 1.000 outre-mer). En métropole, 14 femmes de moins de 20 ans sur 1.000 ont effectué une IVG en 2011 (33 outre-mer).

Pic en mars, lié aux conceptions de Nouvel An


"Le nombre d'IVG, y compris chez les plus jeunes, ne s'explique pas principalement par un défaut de couverture contraceptive", souligne la Drees, rappelant qu'environ 91% des Françaises sexuellement actives déclarent employer une méthode contraceptive. En 2007, deux femmes sur trois qui ont eu une IVG utilisaient une méthode contraceptive, qui n'avait pas fonctionné en raison d'un oubli de pilule ou d'un accident de préservatif. "De plus, les femmes connaissent de mieux en mieux la contraception d'urgence (pilule du lendemain et du surlendemain) et l'utilisent de plus en plus".

Les effets "saisonniers" conduisent à une concentration des IVG en début d'année, avec des "pics en mars, juin et septembre". "Le pic le plus important, en mars, serait en partie lié à celui des conceptions de Nouvel An".

À lire aussi
Giuseppe Conte le 28 juin 2018, à Bruxelles Italie
Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a remis sa démission

La part des IVG médicamenteuses, autorisées depuis 1989, continue d'augmenter, atteignant 55% du total. En métropole, 13% des IVG sont réalisées en cabinet médical et seulement 1% en centres de santé, de planification ou d'éducation familiale, comme cela est autorisé depuis mai 2009, le reste étant réalisé en établissement hospitalier. La part du secteur public dans la prise en charge des IVG, observée depuis le milieu des années 90, continue d'augmenter, atteignant 80%. Les écarts régionaux perdurent, avec des taux plus élevés qu'ailleurs dans les départements d'outremer (DOM), en Ile-de-France et dans le sud de la France.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Info Santé Société
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7762514851
Le nombre d'avortements n'augmente pas
Le nombre d'avortements n'augmente pas
Le nombre d'avortements est resté stable en France en 2011, comme depuis 2006, après une dizaine d'années de hausse. Le déremboursement des pilules de 3e et 4e génération ne semble pas non plus affecter le nombre d'IVG.
https://www.rtl.fr/actu/le-nombre-d-avortements-est-reste-stable-en-2011-7762514851
2013-06-21 15:46:31