1 min de lecture Économie

Le groupe Neo Sécurité en cessation de paiement, 5.000 emplois menacés

Le groupe français Neo Sécurité s'est déclaré mardi en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Paris. Le groupe travaille entre autres pour l'ambassade US, pour Eurodisney, des entreprises du CAC 40... Avec 5.000 emplois menacés, il pourrait s'agir de la plus grosse faillite sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ce dernier a annoncé qu'il était prêt à recevoir le patron du groupe "dès demain".

Carole Laporte-Many Journaliste RTL

Le compte-à-rebours est lancé

"Nous avons fait la déclaration de cessation de paiement aujourd'hui à 17h. Le compte à rebours est lancé", a dit le porte-parole du groupe qui emploie environ 5.000 salariés. Vu le nombre d'emplois en jeu, si la faillite ne peut être évitée, "cela va être la plus grosse du quinquennat", a-t-il souligné.  "On ne demande pas le monde, on demande juste un prêt relais de 15 millions d'euros", a-t-il ajouté, appelant l'Etat à limiter la casse sociale.

Le porte-parole a rappelé que les conséquences en termes d'emplois seraient beaucoup plus lourdes que dans les dossiers ayant jusqu'à présent mobilisé les pouvoirs publics, comme celui du transporteur Sernam (1.400 emplois) partiellement repris par une filiale de la SNCF Geodis, ce qui devrait sauver quelque 800 emplois.

Demande de suspension de la dette fiscale

Le patron de l'entreprise de sécurité, Jean-Michel Houry, demande également à bénéficier de la suspension provisoire de sa dette fiscale et sociale (40 millions d'euros), selon la même source.

En soirée, le ministère de l'Industrie a dit que l'Etat était "très attentif" à la situation de Neo Sécurité et prêt, via la Caisse des dépôts (CDC), à "apporter son soutien à tout investisseur sérieux et crédible permettant de conforter" le groupe. Le tribunal de commerce rendra sa décision le 3 mai.

Sarkozy prêt à recevoir les dirigeants

Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi matin qu'il était prêt à recevoir les dirigeants de Neo Sécurité. "Je le (le patron du groupe) recevrai bien volontiers s'il le souhaite, peut-être demain".
  
M. Sarkozy a souhaité d'abord "voir le dossier et la situation exacte pour comprendre ce qui se passe, plutôt que de faire des promesses inconsidérées".

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