1 min de lecture Économie

Le gouvernement confronté au casse-tête du budget pour 2013

Le gouvernement Ayrault s'est réuni en séminaire lundi à Matignon afin de plancher sur le très délicat projet de budget de l'an prochain et les orientations pour 2013-2015. L'objectif : tenir l'objectif d'un retour à l'équilibre des finances publiques en fin de quinquennat. Les 38 ministres et ministres délégués du gouvernement de Jean-Marc Ayrault sont arrivés vers 14h30 par petits groupes, traversant à pied la cour de Matignon sans faire de déclaration à la presse. Même mutisme à la sortie, près de trois heures plus tard, la communication se limitant à un communiqué de presse du Premier ministre qui rappelle l'engagement de "réduire le déficit public à 3% de la richesse nationale en 2013, atteindre l'équilibre en 2017, engager à partir de 2013 la réduction de la part de la dette dans la richesse nationale".

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La rédaction numérique de RTL
et Bénédicte Tassart

Des objectifs maintenus...

Cette réunion devait être l'occasion d'un premier tour de table sur le budget pluriannuel et le projet de loi de finances pour 2013. "Ça a été un peu plus long car beaucoup de ministres se sont exprimés", a commenté l'entourage de Jean-Marc Ayrault. "C'était un débat structurant pour l'action du gouvernement dans les mois qui viennent".
  
Un débat d'orientation budgétaire est prévu début juillet au Parlement, suivi d'un projet de loi de finances pluriannuel en septembre qui aboutira à une loi de programmation des finances publiques à l'automne. "Aujourd'hui les hypothèses de travail sont sur la table sans qu'aucun arbitrage n'ait été rendu", avait prévenu la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.
  
A la veille d'un coup de pouce attendu au Smic, le gouvernement devait se pencher sur les principales orientations pour parvenir à 3% de déficit en 2013, un objectif ambitieux dans un contexte de croissance atone. Dans un premier temps, le déficit doit être ramené à 4,5% du produit intérieur brut (PIB) à la fin de cette année, contre 5,2% fin 2011.
  
Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a confirmé lundi que le gouvernement était en quête de 7 à 10 milliards d'euros pour atteindre ce premier objectif. Un collectif budgétaire attendu début juillet doit permettre de générer cette somme dès cette année. Il annulera d'abord plusieurs réformes phares de Nicolas Sarkozy et présentera des mesures nouvelles, telles qu'une taxe de 3% sur les dividendes distribués aux actionnaires. 
 
Le gouvernement prendra des "mesures qui seront des mesures fiscales de rendement, avec une réforme fiscale structurelle de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les sociétés qui prendra place à l'automne", a confirmé Pierre Moscovici. Il s'appuiera également sur des mesures d'"économies de dépenses", pour "marquer que notre politique (est) équilibrée", a-t-il affirmé, récusant "toute idée d'austérité". François Hollande lui-même a assuré vendredi à Rome que les classes moyennes ne seraient "pas touchées".

...dans un contexte qui se complique  

Concernant 2013-2015, Matignon avait indiqué début juin que le Premier ministre souhaitait entendre les propositions des ministres avant de fixer "le cadrage pour l'élaboration du budget pluriannuel et du budget 2013". Les lettres de cadrage doivent être transmises aux ministères cette semaine. La marge de manœuvre sera étroite, d'autant que Bercy pourrait réviser à la baisse sa prévision de croissance de 1,7% en 2013, jugée intenable.
  
Pour réduire le déficit, la présidente du Medef Laurence Parisot a appelé à miser sur la réduction des dépenses plutôt que sur une augmentation des prélèvements obligatoires qui "étoufferait l'ensemble du système".

Le débat se focalise pour l'heure sur la fonction publique. Matignon a démenti des informations selon lesquelles le gouvernement entendrait baisser de 2,5% par an les effectifs de fonctionnaires hors Education, Justice et Intérieur, trois secteurs jugés prioritaires. Le gouvernement souhaiterait en outre baisser les dépenses de fonctionnement (fournitures, voitures de fonction, etc.). Quant aux dépenses d'intervention (aides et subventions), elles diminueraient de 40% sur trois ans.

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Le gouvernement confronté au casse-tête du budget pour 2013
Le gouvernement confronté au casse-tête du budget pour 2013
Le gouvernement Ayrault s'est réuni en séminaire lundi à Matignon afin de plancher sur le très délicat projet de budget de l'an prochain et les orientations pour 2013-2015. L'objectif : tenir l'objectif d'un retour à l'équilibre des finances publiques en fin de quinquennat. Les 38 ministres et ministres délégués du gouvernement de Jean-Marc Ayrault sont arrivés vers 14h30 par petits groupes, traversant à pied la cour de Matignon sans faire de déclaration à la presse. Même mutisme à la sortie, près de trois heures plus tard, la communication se limitant à un communiqué de presse du Premier ministre qui rappelle l'engagement de "réduire le déficit public à 3% de la richesse nationale en 2013, atteindre l'équilibre en 2017, engager à partir de 2013 la réduction de la part de la dette dans la richesse nationale".
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2012-06-25 18:09:00