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La "jungle" de Calais évacuée, 278 migrants arrêtés

La "jungle" de Calais" n'existe plus. Annoncé la semaine dernière par Eric Besson, le démantèlement du campement de migrants sans papiers près de Calais s'est déroulé tôt mardi matin. Entre 400 et 500 membres des forces de l'ordre ont délogé, puis trié, quelque 300 migrants candidats au passage vers l'Angleterre. Policiers et gendarmes ont interpellé 278 personnes, dont 150 à 200 immigrés clandestins. Ils ont dû faire face à des militants altermondialistes qui tentaient de faire bouclier. Les bulldozers sont ensuite passés à l'action pour raser les cabanes de fortune qui abritaient les clandestins.

Franck Antson - correspondant RTL dans le Nord
Franck Antson et Thomas Prouteau

Un total de 278 migrants, dont 132 se déclarant mineurs, ont été interpellés dans la "jungle" de Calais mardi matin à l'issue de l'intervention des forces de l'ordre qui a duré deux heures,  a indiqué le préfet du Pas-de-Calais Pierre de Bousquet de Florian. Selon l'entourage son, un militant "No border", parmi ceux qui s'étaient interposés, a également été interpellé et emmené par les policiers. D'autres militants neutralisés pendant l'opération ont été aussitôt relâchés.

Des cars de CRS avaient commencé à encercler le camp peu avant 07h30. Les migrants ont été prévenus par des mégaphones. Ils se sont aussitôt placés derrière des banderoles, préparées à l'avance et rédigées en anglais et en pachtoune. "Nous avons besoin d'un abri et de protection. Nous voulons l'asile et la paix. La jungle est notre maison", proclamait l'une d'elles.

A l'approche des forces de l'ordre, des militants de "No Border" ont tenté de faire bouclier entre les migrants et les forces de police. Les migrants n'ont opposé aucune résistance aux policiers qui avançaient pour les interpeller. En revanche, ils étaient protégés et retenus par des militants, qui ont contraint les policiers à les extraire un à un de manière musclée.

Selon les associations d'aide aux migrants, les Afghans devaient être acheminés par bus vers le centre de rétention de Coquelles pour  un contrôle de la Police de l'air et des frontières (Paf). Les mineurs isolés devaient ensuite être orientés vers des centres d'hébergement et les majeurs maintenus dans un premier temps en centres de rétention.

"Après le démontage des constructions illégales viendra l'intervention de trois bulldozers, d'une dizaine de camions, et d'une société de bucheronnage, pour rendre le terrain à son état naturel et ne plus permettre d'éventuelles réinstallations", précise encore la préfecture du Pas-de-Calais.

Sur RTL, le ministre de l'Immigration Eric Besson a annoncé que "d'autres démantèlements" de campements de migrants "dans les semaines à venir".

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