1 min de lecture Crise économique

La croissance rebondit au troisième trimestre

L'économie française a rebondi davantage que prévu au troisième trimestre, avec une croissance de 0,4%, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Elle s'était pourtant contractée pour la première fois en deux ans au deuxième trimestre. Et si l'on croit un rapport de la banque allemande Berenberg et du centre d'études européen The Lisbon Council, la situation économique de notre pays est difficilement compatible avec la notation triple A sur sa dette. Si l'on tient compte de la croissance, la compétitivité et la soutenabilité de la dette, nous nous classons au treizième rang des dix-sept Etats de la zone euro : entre l'Espagne et l'Italie, deux pays qui sont actuellement dans le viseur des marchés !

Le ministère des Finances à Bercy
Le ministère des Finances à Bercy Crédit : AFP / Archives
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La rédaction numérique de RTL
et Bénédicte Tassart

La croissance en 2011 en France
Rebond surprise de la croissance au troisième trimestre

L'économie française s'est contractée pour la première fois en deux ans au deuxième trimestre 2011, mais a ensuite rebondi davantage que prévu au troisième, avec une croissance de 0,4%, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Au printemps, le produit intérieur brut (PIB) a ainsi reculé de 0,1%, au lieu de stagner comme l'estimait jusque-là l'Insee. C'est la première fois que l'économie française se contracte depuis qu'elle est sortie de la récession au printemps 2009.

Pour autant, grâce à la performance de l'été et surtout celle du premier trimestre (+0,9%), l'acquis de croissance pour 2011 est d'ores et déjà de 1,7%, proche de la prévision du gouvernement pour l'année (1,75%). Cela signifie que même si la croissance était nulle au dernier trimestre, ce que prévoient l'Insee et la Banque de France, la cible de 1,7% serait atteinte.

Une contraction du PIB en fin d'année pourrait en revanche empêcher le gouvernement de respecter l'objectif sur lequel s'appuient les mesures d'austérité prises pour tenir ses engagements de réduction du déficit public.

L'Insee tablait auparavant sur un rebond de 0,3% seulement au troisième trimestre. Il avait revu début octobre en nette baisse, à 1,7% contre 2,1%, sa propre prévision de croissance en 2011 en France, à la suite d'une forte détérioration cet été du climat des affaires, assombri par la crise des dettes souveraines, de mauvais chiffres américains et la chute des marchés boursiers.

La France classée en queue de classement de la zone euro

"Il faudrait tirer la sonnette d'alarme pour la France"
, souligne ce rapport de la banque allemande Berenberg et du centre d'études européen The Lisbon Council, qui publie un baromètre intitulé Euro Plus Monitor.

"Parmi les six pays bénéficiant d'un triple A au sein de la zone euro, la France a obtenu la plus mauvaise note selon l'étude" Euro Plus Monitor. "Les résultats sont trop médiocres pour un pays qui veut rester en tête", indique l'étude avant une conférence qui doit se tenir mardi à Bruxelles en présence du président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy.

Selon cette étude qui prend en compte notamment la croissance, la compétitivité et la soutenabilité de la dette, la santé générale de la France la place entre l'Espagne (douzième) et l'Italie (quatorzième), deux pays qui sont actuellement dans le viseur des marchés et des agences de notation, signe que la France est elle aussi menacée de l'avis de l'étude par une contagion de la crise de la dette.

Avec sa notation actuelle, la France devrait être plus proche de l'Allemagne, des Pays-Bas ou de la Finlande, les pays jugés vertueux au sein de l'Union monétaire, bénéficiant d'un triple A attribué par les agences de notation.

Maintenir la France en tête des économies européennes demande des réformes importantes, qui devraient démarrer "dans l'idéal avant les élections présidentielles" du printemps prochain, note le rapport, qui prédit sinon un dérapage important de la France vis-à-vis de l'Allemagne.

Sur le marché de la dette, la France et l'Allemagne sont déjà traitées différemment : l'écart entre les deux pays s'est élevé lundi soir à 164,8 points, plus très loin du record de 170 points atteint la semaine dernière.

Les agences de notation s'apprêtent à dégrader la note de la dette souveraine française, a déclaré lundi le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, qui ne croit pas à la version de l'erreur technique avancée par Standard & Poor's pour expliquer la diffusion d'une information erronée en ce sens.

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