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La crise mine l'emploi dans l'immobilier

L'immobilier s'effondre : 10.000 emplois ont été détruits l'an passé, et 3.000 agences ont fermé, soit 10% des établissements français. Des conséquences directement liées au climat de crise, avec des acheteurs potentiels frileux, effrayés par le chômage et les prix de la pierre.

Micro RTL
La rédaction de RTL Journalistes RTL

"Une chute des transactions pire que lors de la crise des subprimes"

La déprime du marché immobilier français va continuer à peser en 2013 sur l'emploi dans le secteur, qui devrait encore décroître après une année 2012 marquée par la disparition d'un poste de vendeur sur huit, selon les professionnels. Les agences immobilières ont perdu 10.000 emplois l'an dernier, sur un total de 80.000 dans la transaction, et 3.000 d'entre elles, sur 30.000, ont mis la clé sous la porte, a annoncé mardi Jean-François Buet, le président de la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier). Au total, avec l'administration de biens, les agences immobilières hexagonales font travailler 240.000 personnes.
  
Cet impact sur l'emploi fait suite à un plongeon de 18,6% du nombre de transactions sur les logements anciens l'an passé, a expliqué le président de la plus importante organisation professionnelle du secteur lors d'une conférence de presse mardi. Selon la Fnaim, le nombre de transactions de logements anciens s'est élevé en 2012 à seulement 655.000, contre 805.000 en 2011. "Une chute plus importante que celle qui a suivi la crise des subprimes", a souligné Jean-François Buet, le président de la Fnaim.
  
Le nombre de ventes de logements anciens avait chuté de 810.000 en 2007 (après un record de 829.000 en 2005) à 673.000 en 2008 et 594.000 en 2009 avant de bondir à 784.000 en 2010. Le volume des transactions devrait encore diminuer en 2013, peut-être jusqu'à 600.000, et des "agences devront réduire la voilure et certaines mettre la clé sous la porte même si on ne devrait pas retrouver les chiffres de baisse de 2012", a conclu Jean-François Buet. 
  
Une concurrence "connectée"

Autre souci pour les agences immobilières classiques : l'apparition de nouveaux canaux de vente avec les sites internet pour particuliers, comme Le Bon Coin, les réseaux de mandataires immobiliers, comme Optimhome. Ce dernier, propriété d'Artémis, la holding de François Pinault, s'est payé une coûteuse campagne de publicité lundi dans Libération pour affirmer qu'elle créerait "de l'emploi" en 2013, et des agences "à frais réduits".
  
"L'apparition de nouveaux acteurs (....) a contribué à faire baisser le montant moyen des frais d'agence", affirme ainsi le courtier immobilier lillois Immoprêt, qui explique en partie la réduction des bénéfices réalisés par ces agences.

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L'immobilier s'effondre : 10.000 emplois ont été détruits l'an passé, et 3.000 agences ont fermé, soit 10% des établissements français. Des conséquences directement liées au climat de crise, avec des acheteurs potentiels frileux, effrayés par le chômage et les prix de la pierre.
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2013-01-08 18:59:00