2 min de lecture Contraception

"L'IVG est un événement courant de la vie d'une femme", estime Françoise Laurent

INVITÉE RTL - La présidente de la Commission santé au Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes a remis au gouvernement ses propositions pour faire de l'avortement un acte médical comme un autre.

Au sein d'un planning familial (illustration)
Au sein d'un planning familial (illustration) Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
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La rédaction de RTL Journalistes RTL

Françoise Laurent est la présidente de la Commission santé au Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes. Jeudi 6 novembre, elle a remis au gouvernement des propositions pour un meilleur accès des femmes à l'interruption volontaire de grossesse  IVG).

Un peu moins de 40 ans après la loi Veil, le droit de demander une IVG n'est "pas un droit comme un autre", note Françoise Laurent sur RTL. "L'IVG est un événement courant de la vie d'une femme", dit-elle. De fait, en France métropolitaine, 35% des femmes ont recours au moins une fois dans leur vie à l'IVG, selon l'Institut national d’études démographiques.

"Une femme qui demande une IVG ne se sent pas forcément légitimée, certaines vont même jusqu'à se culpabiliser et on trouve ça absolument anormal et source de difficultés pour accéder correctement aux dispositifs de soins pour obtenir son IVG", constate Françoise Laurent.

Faire de l'IVG "un acte médical comme un autre"

Concrètement, elle propose notamment de raccourcir ou de supprimer le délai de réflexion obligatoire, qui est aujourd'hui de 8 jours, pour les femmes qui veulent subir une IVG. "Autant en 75 et 79, c'était important parce que les femmes n'avaient pas de lieu pour réfléchir et savoir si elles voulaient vraiment interrompre leur grossesse, autant aujourd'hui ce n'est plus le cas", estime-t-elle.

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"Il y a besoin parfois d'un délai de réflexion, comme pour d'autres consultations médicales, mais pas pour toutes les femmes. Le raccourcissement du délai existe déjà dans la loi pour les femmes qui arrivent à la limite du délai (pour subir une IVG, ndlr)", avance-t-elle.

Une femme qui demande une IVG ne se sent pas forcément légitimée

Françoise Laurent
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Autre proposition : la suppression de la clause de conscience des médecins spécifique à l'IVG. Pour Françoise Laurent, cette clause n'a aujourd'hui aucune raison d'être, d'autant qu'une clause de conscience existe déjà pour tous les actes médicaux.

"L'esprit de toutes nos propositions est de faire de l'IVG un acte médical comme un autre. En plus, c'est un acte très simple. Y mettre toutes ces conditions comme si c'était gravissime, comme une opération du cœur, c'est absolument hors de propos. Aujourd'hui en France, la loi sur l'avortement n'est remise en cause par personne mais il faut enlever tout ce qui n'a plus lieu d'être dans notre société d'aujourd'hui", estime-t-elle.

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