1 min de lecture Société

Viol à Genlis : la justice doit "arrêter le silence", dit Marie Grimaud sur RTL

INVITÉE RTL - Après l'ajout de nouveaux documents au dossier concernant le viol d'une fillette de 4 ans à Genlis (Côte d'Or) en 2016, Marie Grimaud, avocate de l'association Innocence en danger, exige que la justice examine à nouveau l'affaire.

6 minutes pour trancher
Viol à Genlis : la justice doit "arrêter le silence", dit Marie Grimaud sur RTL
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : Thierry Zoccolan / AFP
Voir la suite

Elle dénonce un déni de justice. Marie Grimaud, avocate de l'association "Innocence en danger", s'inquiète du silence du juge d'instruction dans l'affaire du viol d'une petite fille à Genlis (Côte d'Or). En novembre 2016, l'instituteur de l'enfant, soupçonné d'avoir agressé sexuellement son élève, avait été mis en examen à tort. Depuis, les preuves se sont accumulées contre un des proches de la victime. Mais la piste familiale reste inexplorée par la justice.

"Aujourd’hui, nous avons une petite fille qui est maintenue dans un environnement intra-familial" de "maltraitance physique et sexuel", explique Marie Grimaud au micro de RTL. L'avocate affirme qu'une expertise médico-légale ajoutée au dossier de l'instruction montre que sept mois après les faits dénoncés, la petite fille "a encore des lésions au niveau de l’appareil génital, qu’elle a des hématomes sur le corps, des excoriations, des blessures au niveau du visage." Elle ajoute : "Et cette petite fille est toujours dans sa famille."


Plus encore, l'ADN d'un des proches de l'enfant a été retrouvé dans sa culotte. Selon Marie Grimaud, les experts sont unanimes sur les origines de l'ADN et les circonstances du viol qui a été commis. Elle reconnaît qu'une "première erreur" a été commise quand l'instituteur de la petite fille a été mis en examen, mais face à tant d'éléments à charge, elle ne comprend pas que l'instruction en charge du dossier ne réagisse pas. 

Aujourd'hui l'avocate demande aux magistrats d'"arrêter le silence." Sans réponse d'ici un mois, elle menace de saisir le Président de la chambre de l'instruction et de lui demander de dessaisir l'actuel juge d'instruction du dossier.

La rédaction vous recommande
Contenus sponsorisés