2 min de lecture Déraillement du train Paris-Limoges

Train Paris-Limoges : "J'espère qu'on n'étouffera pas les choses", explique un rescapé

TÉMOIGNAGE RTL - Jean-Philippe, un passager du train Paris-Limoges accidenté en juillet dernier, revient sur ce traumatisme et raconte comment il l'a surmonté, le regard désormais tourné vers la justice.

Le déraillement du train Paris - Limoges, à Brétigny-sur-Orge (Essonne) a fait au moins 6 morts, 12 blessés graves et quelques 160 blessés légers.
Le déraillement du train Paris - Limoges, à Brétigny-sur-Orge (Essonne) a fait au moins 6 morts, 12 blessés graves et quelques 160 blessés légers. Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Plus d'un mois après les faits, le traumatisme est toujours bien présent. Jean-Philippe, militaire de carrière, est l'un des rescapés du train qui a déraillé le 12 juillet dernier au niveau de la gare de Brétigny-sur-Orge dans l'Essonne, faisant six morts et de nombreux blessés. Il s'est confié au micro de RTL.

Des souvenirs vivaces

Le jour du drame, Jean-Philippe se trouvait voiture 2, siège 95. Un numéro qu'il n'est pas prêt d'oublier. Tout comme les images du train éventré qui continuent de le hanter. "C'est quelque chose qui vous prend aux tripes, qui vous rend et qui est extrêmement sensible", a-t-il expliqué ce lundi 26 août.

Un choc d'autant plus difficile à surmonter qu'à peine douze jours après l'accident, les images de la catastrophe de Saint-Jacques-de-Compostelle inondent à leur tour les écrans de télévision. C'est un nouveau coup dur pour Jean-Philippe, qui décrit "un nœud dans l'estomac, la gorge qui se serre, même des larmes qu'on ne maîtrise pas." "Quasiment des sanglots qui vous prennent", ajoute-t-il.

C'est une sorte de tremblement de terre interne

Jean-Philippe, un rescapé du train Paris-Limoges
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Un besoin de transparence

Alors pour tenter d'effacer le traumatisme, comme on remonte à cheval après une chute, Jean-Philippe a repris ce Paris-Limoges. Quasiment à la même place que celle qu'il occupait le jour de l'accident. "J'ai dû prendre une petite inspiration et me dire 'bon, camarade il faut y aller parce que si tu ne remontes pas maintenant, tu ne remonteras jamais.' Et ça s'est très bien passé", explique le militaire.

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Apaisé, Jean-Philippe attend désormais le verdict des trois enquêtes en cours. Pour enfin comprendre ce qu'il s'est passé ce vendredi 12 juillet. "J'ai absolument besoin de savoir. J'espère qu'on n'étouffera pas les choses. Donc, ça deviendra un combat". En attendant de connaître la vérité sur l'un des plus graves accidents ferroviaire français depuis vingt-cinq ans, le militaire a déjà réservé son prochain Paris-Limoges. Là encore, voiture 2, siège 95.

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Train Paris-Limoges : "J'espère qu'on n'étouffera pas les choses", explique un rescapé Crédit Média : Sina Mir | Durée : | Date :
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