2 min de lecture Justice

Tariq Ramadan à nouveau hospitalisé, la justice ordonne une expertise médicale

L'islamologue, mis en examen pour viols, a été placé en détention provisoire le 2 février. Il dit souffrir d'une sclérose en plaques et d'une neuropathie.

Tariq Ramadan le 26 mars 2016, lors d'une conférence à Bordeaux
Crédit Image : MEHDI FEDOUACH / AFP

Une nouvelle expertise médicale de Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, a été ordonnée par le juge d'instruction chargé de l'enquête, mercredi 28 février. Le but est de vérifier la compatibilité de son état de santé avec sa détention et les conclusions sont attendues avant la fin du mois de mars, selon une source proche de l'enquête.

Hospitalisé pendant quatre jours mi-février, l'islamologue de 55 ans a de nouveau été admis à l'hôpital le 27 février dans la soirée. Une première expertise avait été réalisée en urgence mi-février par un autre expert. Un examen réalisé à la demande de la cour d'appel de Paris, afin qu'elle puisse statuer sur le recours du théologien musulman contre son placement en détention provisoire.  

La première expertise avait conclu que sa santé, incarcéré depuis le 2 février, n'était pas contraire à son maintien sous écrou. Elle avait aussi remis en question les deux maladies, une sclérose en plaques et une neuropathie, dont l'intellectuel suisse dit souffrir, jugeant leur diagnostic "incertain". 

Les deux pathologies dont il dit souffrir "ne peuvent être considérées comme certaines au jour de la présente expertise, au vu des documents présentés, des dires de Monsieur Tariq Ramadan et des constatations de l'examen clinique", selon l'expertise révélée par l'Agence France-Presse.

Le médecin soulignait néanmoins "la nécessité d'un bilan neurologique complet et sérieux qui n'a pas été fait depuis les années que semblent durer les troubles allégués". L'expert judiciaire estimait aussi que les pathologies évoquées par l'islamologue ne peuvent s'aggraver brutalement et "ne peuvent pas engager à court ou plus long terme le pronostic vital". 

Un pourvoi en cassation déposé par les avocats de la défense

Les avocats de Tariq Ramadan, qui ont déposé un pourvoi en cassation contre la décision de la chambre de l'instruction, avaient dénoncé une expertise effectuée sommairement, sans que l'expert ait eu accès au dossier médical complet de leur client. Ce dernier a été mis en examen le 2 février pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre qui ont débouché sur une information judiciaire. L'intéressé conteste ces accusations. 

La justice avait décidé le placement en détention provisoire du théologien, craignant une fuite à l'étranger, une réitération des faits, ou d'éventuelles pressions sur les plaignantes ou d'autres femmes ayant témoigné sous X lors de l'enquête préliminaire. 

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